‹ Necker économisteChapitre 6 sur 87 · Traité de Paris · texte numérisé non relu

Traité de Paris

Les mauvaises dispositions de l'opinion, la mauvaise

volonté du pouvoir étaient le plus grand obstacle au relèvement de la Compagnie, et ceux qui avaient abandonné les conquérants de l'Inde, fait rappeler Dupleix et tomber la tète de Lally-Tollendal, ne désarmaient point. Le contrôleur général Maynon d'Invau communiqua h Morellet les rapports secrets des députés de la Compagnie, et rengagea à attaquer vigoureusement le privilège.

Le mémoire de Morellet fut imprimé, communiqué aux Ministres, mais publié seulement la veille du jour où le maintien du privilège devait être discuté au Conseil. La Compagnie fut ainsi informée trop tard pour pouvoir parer le coup d'une façon complète, et n'eut que la ressource d'en appeler à l'opinion. Necker fut chargé d'écrire un mémoire en réponse à celui de Morellet. La Réponse au Mémoire de M. l'abbé M... sur la Compagnie des Indes, imprimée en exécution de la délibération de MM. les actionnaires, prise dans l'assemblée générale du 8 août 1769, parut en brochure de format in-quarto, et fut très largement répandue. Cette édition est devenue rapidement très rare et je n'ai pu me la procurer. L'éditeur des Œuvres de M. Necker parues à Lausanne, chez P. -P. Heubach, 1786, en 4 volumes in-quarto, dit en note :

« Le Mémoire suivant, par forme de lettre, fut imprimé en 1769, à la demande des actionnaires de la Compagnie des Indes, dont M. Necker avait défendu les droits; ce Mémoire, qui eut beaucoup de succès dans le tems, est devenu fort rare ; et comme il est relatif à la première affaire publique où Necker se fit remarquer, on a cru faire plaisir en le réunissant à la collection des cuviages. »

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