I. Staël, p
titre d'essai, désir modeste en somme : et en môme temps, il suppose aboli le pacte royal, et prévoit la suppression des garanties offertes à la nation par les pouv3irs des Parlements. « C'est le pouvoir d'imposer qui constitue essentiellement la grandeur souveraine. » dit-il page 346, et plus loin, page 352 :
« Ce ne seroit donc jamais que par un motif de propre convenance pour l'autorité royale, qu'en renonçant à la sanction des parlemens, on voudroit demander un jour directement à l'assemblée provinciale sa contribution aux besoins extraordinaires de l'État; et si nous nous arrêtions à comparer laquelle de ces deux manières de valider ces impositions conviendroit le mieux à l'autorité, nous trouverions vraisemblablement que le gouvernement traiteroit presque toujours plus facilement avec des états sagement constitués qu'avec des parlements (1). »
Cette thèse absolutiste, rapprochée des diatribes de Necker contre la propriété et de son apologie du gouvernement anglais tendrait à faire croire que le ministre ne professait pas toujours la foi politique de l'écrivain. Peut-être faut-il seulement voir dans ces passages l'expression du désir de substituer, sous la forme des administrations provinciales, un nouveau pouvoir pondérateur à celui très discuté des parlements.
L'Arrêt du Conseil du 12 juillet 1778, portant établissement d'une administration provinciale dans le Berry, fut une première application du programme de Necker. Comme tous les arrêts importants rendus sur l'initiative