‹ Necker économisteChapitre 74 sur 87 · Ed. or., p. 83. — Lausanne, p. 336. — Staël, p · texte numérisé non relu

Ed. or., p. 83. — Lausanne, p. 336. — Staël, p

sidérable, tant en intérêts qu'en frais d'achat et de vente; ainsi la Hollande, qui fait beaucoup d'avances de commerce, et la Russie, qui en reçoit constamment, ne peuvent pas connoitre la mesure de leurs créances respectives, par le simple tableau de leurs échanges (1). »

« Il est beaucoup d'autres circonstances qui, tantôt habituellement,tantôt passagèrement. accroissent ou diminuent la créance de la France sur les autres nations ; mais je crois devoir me borner aux indications principales que j'ai présentées. Cependant, cette multitude de rapports, étrangers à la balance du commerce, conduisent à une vérité importante, c'est qu'on auroit tort de vouloir juger partout du résultat des échanges par le degré d accroissement du numéraire national ; cette règle ne seroit applicable qu'aux États dont les relations sont circonscrites, et qui n'ont ni dette publique, ni abord d'étrangers, ni d'autres rapports extraordinaires avec le reste de l'Europe ; mais aussi dans de tels pays, et il en existe, l'augmentation annuelle du numéraire devient un des plus sûrs indices du résultat des échanges (2). »

La simple lecture de ces textes montre que Necker a fort augmenté ses connaissances depuis la publication des Notes, et que son passage au ministère lui a ouvert des horizons plus larges. L'analyse qu'il fait de la valeur des marchandises importées indique un développement de son esprit critique. Quant à savoir si dans ces dix années l'auteur s'est éloigné davantage des doctrines mercanti-

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