‹ Necker économisteChapitre 84 sur 87 · Académie, p. 108. — Lausanne, p. 284. — Staël, p · texte numérisé non relu

Académie, p. 108. — Lausanne, p. 284. — Staël, p

2. Ed. originale, t. I, p. 73. —Lausanne, t. IV, p. 53. — Staël, p. 63.

3. Edit. originale, t. I, p. 77, — Lausanne, p. 56. Staël, p. 65

« Un prix se forme non seulement en raison de la somme des objets à vendre, mais aussi en raison du nombre des vendeurs ;... le prix se soutiendra mieux si les marchandises sont divisées entre peu de vendeurs;... ils peuvent s'entendre et former alliance contre les acheteurs (1). » — « Les prix sont un composé de réalité et d imagination... aussi dans plusieurs circonstances, les prix peuvent être menés comme des opinions (2) ».

La notion de valeur parait,encore plus informe, dans un autre passage de la Législation : « Qu'importe! ai -je lu dans quelques livres modernes ; on échange toujours une valeur contre une valeur égale.

» Cette proposition n'est pas juste.

» Dans deux pays d'un million d'arpens chacun, que différens contractans échangent le produit de cent mille arpens de l'une des contrées contre le produit de deux cent mille de 1 autre, ces contractans auront fait entre eux un troc égal en opinion ; mais les deux pays en auront fait un très inégal, puisque après cet échange il reste à l'un le produit de neuf cent mille arpens, et à l'autre seulement celui de huit cent mille (3) ».

La notion de richesse est surtout à étudier dans les Notes. Necker commence (4) par une définition qui promet beaucoup. Elle se trouve sous la rubrique Comment les richesses réunissent le bonheur et la force. L'auteur débute brusquement ainsi : « J'entens par les richesses le produit

1. Edit. originale, t. I, p. 202. — Lausanne, p. 14b.— Staël, p. 167

2. Edit. originale, t. II, p. 157. — Lausanne, 280. — Staël, p. 323.

3. Edit. originale, t. 1, p. 107. — Lausanne, p. 77. — Staël, p. 90.

4. Edit. Académie, p. 74. — Lausanne, p. 246. — Staël, p. 75.

du travail. Elles coatribuent toutes au bonheur, en multipliant les jouissances... » Le reste du texte n'offre plus d'intérêt, et cette définition qui aurait été si intéressante avec quelques explications n'a pour ainsi dire plus de valeur.

Partout Necker emploie ensuite le mot richesse dans un sens indéfini, qui n'est plus le même et appartient à la langue courante : « Un pays ne peut acheter qu'autant qu'on reçoit ses propres richesses en payement (1). » — « Les monnoies considérées comme signe des valeurs... sont une richesse captive et sans production (2). » — « La somme des monnoies qui excède la quantité nécessaire pour les échanges journaliers devient une richesse active... les causes qui augmentent dans un pays les richesses mobiliaires y accroissent aussi la somme d'argent (3). » « L'augmentation de l'argent dans les différentes sociétés peut donner une idée de l'accroissement comparatif de toutes leurs richesses mobiliaires... il n'est aucune autre richesse que l'argent qui puisse donner une idée juste de toutes les autres (4). » — « ... chez l'autre elle se convertiroit en partie en simple faculté d'acquérir ces diverses richesses, c'est-à dire en argent (5). » — « Si la somme d'argent qui existe en différens pays étoit nécessairement la mesure comparative de leurs richesses... (6). »

Il existe une connexion entre l'idée de richesse, dans le

1. Edit. Académie, p. 86. — Lausanne, p. 259. — Staël, p. 85.

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