CHAP. 111. — SLR LA IIÉLNIO?* DU HOAHELR ET UE LA FORCE
il est, sans doute , un grand nombre d'institutions sociales qui concourent au bonheur et à la force des nations, mais plusieurs paraîtraient étrangères à mon sujet : telles sont les lois d'ordre, de justice et d'équité; celles qui maintiennent les mœurs, qui excitent l'honneur et le courage, qui perfectionnent la discipline , et développent les talents militaires; toutes celles cnlln qui tendent à rendre un homme plus habile ou plus |)uissant que son semblable.
L'économie politique ne renonce point sans doute à l'amélioration qui provient de toutes ces circonstances; mais forcée de n'admettre que des vues générales, elle fondera la puissance d'un État sur la grandeur de ses richesses, mais plus encore sur le nombre de ses habitants ; et si ce nombre ne peut s'accroître que par l'effet d'une heureuse harmonie entre les différentes classes de la société , la population devient en économie politique le gage le plus certain de l'union du bonheur et de la force.