PI. I
2. Cf. Vernaz, Noie sur des fouilles à Carthage, in Revue archéologique, 1887, 3* série, tome X, p. 15.1 et suiv. ; fig. des p. 156 et 157 et pi. XIII.
Djedid, parallèlement à la mer. Ils s'avancent ainsi vers la région de la nécropole que fouille actuellement le P. Delattre au sommet du premier plateau de tuf, près de Sainte-Monique, et qui paraît dater du ive et du iiie siècle avant notre ère, tandis que plus loin encore et plus haut, vers le Nord, les sondages que nous avons pratiqués dans la propriété Bou Hajeb ont révélé l'exislence d'un groupe de tombeaux des premiers temps de la domination romaine. Ainsi, à mesure qu'on s'élève sur les hauteurs, on descend le cours des âges.
Première région. — Les tombeaux les plus anciens étant les plus rapprochés de la cité primitive, c'étaient ceux que l'on devait rencontrer tout d'abord. Il est difficile de les dater avec quelque précision. Les dispositions essentielles de la tombe punique ne se sont guère modifiées au cours des siècles. Que la sépulture soit creusée dans le sable, dans l'argile ou dans le tuf, qu'elle soit à inhumation ou à incinération, elle se compose toujours d'un puits d'accès rectangulaire aboutissant à une cavité, orientée le plus souveni à l'Ouest, qui contient le cadavre ou les cendres du mort. La chambre funéraire peut être plus ou moins grande, plus ou moins luxueusement aménagée ; mais lés divers types quelle présente se rencontrenl presque tous dès L'origine et sont employés simultanément à diverses époques, depuis la simple fosse aux parois de sable nu. jusqu'aux grands caveaux construits en blocs énormes, appareillés avec art, revèlus à l'intérieur d'un épais enduit de stuc blanc, plafonnés de cèdre ou de cyprès, el protégés par un toit triangulaire formé de longues dalles contrebutées '. A