‹ Nécropoles puniques de CarthageChapitre 165 sur 220 · I. PI. VIII, CXIII, CXIV · texte numérisé non relu

I. PI. VIII, CXIII, CXIV

peine peut-on noter que les sarcophages monolithes n'apparaissent guère avanl le \T siècle. e1 que les tombeaux les plus anciens sont aussi, en général, les plupauvres.

L'on ne peut parvenir à les dater que par le contenu des tombes. Mais, ici encore, la tâche est délicate. A première vue, les poteries communes de fabrication locale se ressemblent toutes, quel que soit leur âge. Elles se répartissent en un nombre assez restreint de types bien caractérisés, qui se perpétuent presque lous du vin*' au iic siècle avant notre ère, sans modifications bien sensibles, et dont il serait impossible de classer chronologiquement les exemplaires successifs, si les vases d'importation qui les accompagnent souvenl ne nous fournissaient quelques points de repère.

Ainsi, dans la première région de la nécropole de Dermech, la plus ancienne, 1 on rencontre des aryballes et des alabastres protocorinthiens, des amphorisques et des canthares en bucchero nero de provenance étrusque, quelques ampoules égyptiennes et flacons chypriotes ou rhodiens, qui ne peuvent généralement pas être postérieurs au vne siècle avant notre ère. Les vases carthaginois recueillis dans les mêmes tombeaux, jarres, amphores, œnochoés, se distinguent à première vue par leur caractère utilitaire, leurs formes massives et trapues, laides mais commodes, leurs contours heurtés, mais nets, leurs divisions logiques, bien accusées, et que soulignent encore des zones de peinture rougeâtre largement appliquée. Le nombre de ces poteries est très variable et n'a rien de réglementaire, contrairement à ce qui se produit dans la suite. Quelques types plus rares, et dont on ne

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rencontre jamais qu'un seul spécimen par tombeau, semblent caractéristiques de cette première époque, et disparaissent ou se transforment rapidement plus tard. Tel est le cornet conique ' que termine au sommet un réceptacle concave, ou encore les deux coupes géminées 2 de même diamètre, superposées sur une tige centrale. Les tombes renferment toutes une lampe, et une seule, que Ion déposait allumée sur le ventre ou à côté du mort, qui est toujours placée sur une patère et qui a toujours la même forme : soucoupe large et plate, aux bords relevés en trois endroits pour former deux becs, assez analogue, en somme, à notre ancien lampion français.

Les poteries sont parfois accompagnées de figurines en terre cuite : masques de vieillards, souriants ou grimaçants, mais toujours d'une hideur voulue, et dont les divers types ;!, assez peu variés d'ailleurs, constituent la série la plus originale et la plus intéressante au point de vue de l'histoire de l'art que l'on ait encore retirée des nécropoles puniques; statuettes ' ou bustes * de déesses en terre cuite ou en grès tendre, généralement appariées, identiques à celles que l'on a découvertes à Rhodes, à Chypre et sur la côte de Phénicie, dans des tombeaux du vue et du vin0 siècle.

Puis viennent les bijoux (\u niorl : colliers, bracelets, pectoraux, boucles d'oreille ; gros scarabée pendu au cou et constituant en quelque sorte la carte d'identité du défunt ; amulettes (i, peu nombreuses encore, peu variées, H tout égyptiennes de style, sinon de fabrication : pet i (s

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