I. PI. XLIII, XLIX, CLXVI, CLXX. 2. PI. \Lllf. CCIX
{. PI. CXCVIII-CC] V. [PL CLXIV. CLXV, CLXXIÏI, <L\W :. PI. CCII-CCHI. 6. Pi. CLXXVI-CLXXIII.
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disques d'oeufs d'autruche1, sur lesquels sont peints les Lrails d'un visage humain.
L'or, assez abondant, est toujours absolument pur. Il sert à fabriquer quelques bijoux massifs, toujours les mêmes : la croix de vie en tau1 ; les médaillons de colliers avec l'uraeus { et le croissant retombant sur le disque ' ; les pendeloques en forme d'amphore ou de boisseau chargé de grains de blé ' ; les lourdes bagues, à chaton fixe gravé de caractères hiéroglyphiques'1; les anneaux sigillaires, à chaton mobile entre deux tourillons enserrant un scarabée d'émail ou de pierre dure7.
L'argent est rare, et ne se rencontre que sous la forme d'anneaux ou de perles.
Le bronze est employé pour les miroirs, simples disques polis sans aucun ornement : pour les cymbales 8 et les sonnettes, de formes très banales: les seuls objets vraiment caractéristiques sont ces hachettes', ou prétendus rasoirs, sur la destination desquelles l'on n'est pas encore absolument tixé, et qui se rencontrent indifféremment dans des tombeaux d'homme ou de femme. Les plus anciennes sont petites et se terminent par une queue pointue et bifide qui devait s'enfourcher dans un manche. La lame, unie le plus souvent, n est que par exception ornée de pointillés figurant des palmettes ou des poissons.
Parmi les gemmes, le jaspe el la cornaline dominent. Le cristal de roche, l'ambre et le corail sont rares ; les pâtes d'émail, opaque i\ couverte verdàlre, sont d'un
I. PI. LXIV. — 2. [PI. LXIX, GCVIl. -3. FI. XLVI11, CXXXIX. GXL.] - i. iFl. CXXI, (XV. CCVI.] — 5. [PI. GCV.] — 6.{Pi. LXIX. [.XXI. 7. N. LXVIII, XCIX. CCXLIX. s. l»l. CXX1I. CXXIX.
'i. PI. CXXXVII-CXXXVIII, CXCV.l
emploi fréquent, tandis que le verre translucide ne se rencontre pas encore. Enfin l'ivoire serl à sculpter des amulettes ou à tourner des pastilles ', tètes de clous que l'on appliquait sur des coffrets à poignées de bronze.
Dans la première région de la nécropole, celle que l'on a traversée au début des travaux, l'inhumation est le seul mode desépulture. Le mort est déposé sur le sol du caveau, la tête tournée vers l'ouest, les pieds près de l'entrée, et simplement enveloppé dans un linceul. Par exception, le cadavre est quelquefois enfermé dans un cercueil de bois résineux, à clous et poignées de bronze, ou à simples chevilles de bois.
Deuxième région. — Ce n'est qu'à 150 mètres environ du commencement de la tranchée que Ton a rencontré lespremiers sarcophages monolithes, en tuf coquillier, recouverts de trois dalles. Un petit autel à triple moulure"' le surmonte souvent, indiquant remplacement de la tète du mort; devant l'autel sont groupées d'abord les poteries rituelles, toujours au nombre de six : deux grandes jarres" allongées et coniques comme des obus ; deux amphores pansues ' dont une seule est munie d'un couvercle ; deux œnochoés, l'une à bouche tréfilée5, l'autre à bouche ronde i; s'étalant au sommet du goulot en un large disque horizontal; puis la lampe punique sur sa patère, et la hachette de bronze. Il n'y a presque jamais de vases d'importation. Dans l'intérieur du sarcophage, seulement quelques bijoux, une bague, un pendant d'oreille, ou bien, ce qui est le cas h* plus fréquent, un seul scarabée en pierre dure, jaspe sarde ou cornaline, fineinenl travaillé :
L. [PI. XXXIX, GXCV.] 1. PI. LXXIXjCXCIV. 3. PI. GCXIII. \. Pl.CCXIII. -i. PI. CCXI. 6. PI. CCXII.
monté comme une breloque sur métal précieux, ce scarabée se portail sur la poitrine, suspendu à un simple cordon.
L'apparition des sarcophages annonce le début d'une région plus récente de la nécropole | vi" et ve siècles avant notre ère?). Elle coïncide avec de notables changements dans le mobilier funéraire des lombes, qui se transforme même lorsque celles-ci conservent le même aspect général que celles de la précédente période.
Les vases d'importation en hucchero disparaissent. Les alabastres corinthiens commencent à céder la place aux poteries rouges à figures noires de fabrication grecque ou campanienne, et aux kylix à couverte vernissée, importées de Sicile.
Les vases de fabrication locale se transforment peu à peu, gagnant en élégance ce qu'ils perdent en originalité. Leur ornementation se complique ; les stries et les zigzags se multiplient sur le col, sur les anses, sur la panse ; les nuances varient du violet clair au brun sombre. La lampe punique est plus petite et décorée, ainsi que la patère. de louches de peinture ; elle est parfois remplacée par une lampe grecque, en forme de coupe à un ou deux becs, traversée au centre par un tube, qui permet de l'enfiler sur un support vertical, disposition analogue à celle des candélabres arabes en bronze actuellement encore en usage à Tunis.
lies œufs d'autruche ] sont travaillés avec plus d'habileté ; ce ne sont plus seulement de petits disques peints d'un visage humain ; ils sont découpés dans toute leur longueur en quartiers réguliers, ou bien, divisés par le