PI. CCXXXVII
les fragments ayant quelque valeur. Ces monuments semblent appartenir à l'époque romaine ; la plupart d'entre eux ont des inscriptions néo-puniques. Parmi ces derniers, beaucoup ont été trouvés à Constantine, au Coudiat Aty, dans la propriété de M. Bruyas *, et au cimetière moderne 2. D'autres proviennent de Guelma, des ruines de l'ancienne Tiddis 3, et de Sigus, où elles ont été découvertes dans le voisinage d'un grand nombre de dolmens.
La forme générale est toujours sensiblement la même : ce sont de 'grandes dalles rectangulaires, en tuf ou en calcaire bleuâtre, d'une épaisseur de 0 m. 15 à 0 m. 20, beaucoup plus hautes que larges : elles sont terminées, en haut, par un pyramidion simple, ou accosté de deux oreillons en forme d'acrotères. La base, destinée à être enfoncée dans le sol, est à peine dégrossie. Une seule stèle a une apparence un peu différente : le sommet, au lieu de se terminer en pointe, est surmonté d'une petite boule aplatie portant quelques traits, qui figurent d'une manière très grossière deux yeux, un nez, une bouche : c'est un monument anthropoïde, du type le plus primitif 4.
Un grand nombre de stèles sont anépigraphes ; quand elles ont une inscription, celle-ci est, en général, disposée dans un cartouche, au centre de la pierre.
1. Onze stèles, trouvées en 1804, ont été données par M. Bruyas. Const., sér. 1, VIII, p. 37.
2. Trouvées dans les tranchées ouvertes, en 1866, pour y planter des arbres, et déposées au Musée par les soins de M. Vicrey. Const., 1, IV,