‹ Négociations de la̓bbé de Polignac en Pologne concernant le̓́lection du prince de Conti comme roi de PologneChapitre 2 sur 115 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

MORT Dl lOBIlSII. — VNITIBSADX; CORTOCATION DBS DlÎTIS. •> Ll COMTI CIIBRT» hiUWi d'abord VOUB AILIB ROTIFIIB a lODIS ZIT LA HOBT DD BOI Dl POL60Bi, BtT BIHFLACi FAB Ll COHTI TVIIII8KI. — OBIGINB Di l'JRIIIITII DB MABIB-CASIMIBB D*ABQUlBir, TBUTB DB 80BIB8KI, COBTBB LA FAHILLI IUB0IUI»K1. — PBOFOBIHOB DB LUBOBHISKI a L'ABBI DB POLIOIIAC, AMBAtSADIUB Dl FBARCt. ~ IRSTBOCTIOBt Dl LOUII ZIT à BOB AMBA8SADBUB.

La Gazette de France du 7 juillet 1696 annonçait en ces termes la mort de Sobieski : « Sa Majesté (Louis XIY) a eu avis « que le roi de Pologne mourut le 17 du mois dernier. »

Depuis le commencement de Tannée, cette gazette donnait souvent des nouvelles du roi de Pologne. Sobieski, dans les derniers jours de février, avait eu une légère indisposition ; il s'était promptement remis et avait assisté, le 26 du mois, dans Téglise des Capucins de Varsovie, à la cérémonie oh le

4 NÉGOCIATIONS DE L'ABBÉ Iffi POLIGNAC.

marquis d'Arquien, son beau-frère (1), reçut le chapeau de cardinal, k[âe lui apportait l'abbé Acoramboni de la part du pape.InpoceRt*XH; mais les fêtes et festins qui suivirent cette -cëfémome'ife'manquèrent pas d'influer sur la santé chancelante de Sobieski. Retenu au lit pendant la première quinzaine de mai, il n'en sortit que pour aller, accompagné de la Reine, sa femme, et de ses enfants, faire ses dévotions à cette même église des Capucins. Son état ne donnait encore aucune inquiétude sérieuse : il se disposait à partir prochainement pour la Russie. Le 21 mai, le mieux qu'il avait ressenti continuant, ses médecins ne doutaient pas que bientôt il n'eût assez de force pour se mettre en voyage et aller prendre les eaux à Szklo, près de Javarow; mais la maladie prit tout-à-coup un caractère plus grave. Tout espoir ne fut pas d'abord perdu ; on comptait beaucoup sur le robuste tempérament du malade. L'attaque d'apoplexie qui le frappa dans la matinée

(1) Sobieski, lorsqu'il n'était que grand-maréclial de Pologne, avait épousé, le 6 juillet 1665, Marie- Casimire de La Grange d*Arquien, veuve de Jacob Radzlvill, prince de Zamosk et palatin de Sandomir. Marie- Casimire était flile du marquis d'Arquien, capitaine des gardes-suisses du duc d'Orléans, et de Françoise de La Châtre; elle était venue en Pologne avec Marie-Louise de Gonzague dont sa mère avait été gouvernante, quand cette princesse alla épouser à Cracovie Ladislas VII. Le marquis d'Arquien quitta la France vers 4683, et, établi à la cour de sa fille, reine de Pologne, il essaya, mais en vain, de se faire créer duc par Louis XIV, et ne put parvenir qu'à obtenir du Pape, grâce à son beaupère, le cbapeau de cardinal. — Les d'Arquien étaient une branche de la famille de La Grange que Ton trouve établie en Berri au commencement du XV® siècle et à laquelle appartenait François de La Grange de Montigny, maréchal de France sous Henri III.

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