‹ Négociations de la̓bbé de Polignac en Pologne concernant le̓́lection du prince de Conti comme roi de PologneChapitre 21 sur 115 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

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Le parti allemand perdant de son influence, Tabbé de Polignac profita de cette circonstance pour faire avec les sénateurs, nonces et principaux gentilshommes des palatinats de Prusse, un traité dont le but était de soutenir la candidature du prince de Conti (1).

Le traité portait (2] « que ces gentilsbommes, après avoir mûrement délibéré sur tous les concurrents qui aspiroient à la couronne de Pologne, et considéré leur naissance, leur alliance et leurs qualités personnelles par rapport à l'avantage que la République pourroit en retirer dans les conjonctures présentes, avoient préféré le sérénissime prince du sang royal de France, François-Louis de Bourbon-Conti, tant pour ses

(4) Dépêche de l'abbé de Poiignac au Roi, 18 octobre i696. (2) Un fragment de ce traite a été publié par M. E. Suc, dans soa Hisl, de ta Marine française, V, p. 191 et suiv.

grandes qualités que parce que réloignement de sa patrie le rendoit moins dangereux à la République, et que, par ces raisons, non seulement ils souhaitoient qu'il plût au ciel de rélever sur ce trône par les suffrages libres de tous les citoyens, mais qu'ils feroient tous leurs efforts pour obtenir un aussi grand bien ; qu'à cette fin, ils promettoient d'amener au champ de l'élection toute la noblesse de Prusse, ou, du moins, la plus grande partie, et de travailler auparavant à disposer les esprits de leurs concitoyens de la dite province à se déclarer pour le dit sérénissime prince uniquement, en sorte que, tous ensemble et de concert, ils se portassent à élire celui-là et non un autre ;

« Que si, par un malheur qu'ils prioient Dieu de détourner, il arrivoit dans l'élection quelque schisme par des factions populaires contre les lois fondamentales et contre la confédération générale, ils s'obligeoient, en ce cas, de soutenir alors constamment et de tout leur pouvoir l'élection du dit sérénissime prince, et de demeurer à jamais fermes et inébranlables ;

« Qu'en reconnaissance de cette déclaration, l'excellenlissime seigneur Melchior de Polignac, abbé de Bonport et ambassadeur du Roi très-chrétien vers la sérénissime République de Pologne, promettoit, tant au nom de Sa Majesté qu'en celui de S. A. S. le seigneur Prince de Conti, qu'à la prochaine Diète générale d'élection il proposeroit seulement le dit sérénissime prince et ne lui en substitueroit aucun autre ;

« Que, de plus, il déclaroit que le dit sérénissime prince ne prétendroit pas de la République la réformation ou apanage

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