DEUXIÈME PARTIE, CHAPITRE XVI
eussent fait leur soumission, ils restaient armés sans vouloir se séparer, tout en protestant de leur obéissance au Sénat.
Les petites Diètes avaient fini leurs séances le 3 mai ; comme toujours, elles furent fort agitées; celles de la petite Pologne surtout. A Calish, le général de la grande Pologne avait été obligé de se démettre de la présidence, qui lui était contestée parce qu'il n'avait pas encore pris possession du palatinat. À la petite Diète du Palatinat de Varsovie, il y eut de violentes discussions ; on y lut une lettre du prince Jacques qui se disculpait de la participation qu'on Taccusait d'avoir prise à la confédération de l'armée, et une du maréchal Baranowski, qui répondait de l'obéissance de l'armée, si elle était payée.
Cependant, le jour fixé pour l'ouverture de la Diète générale d'élection approchait. La Reine, qui avait quitté Varsovie, était arrivée à Dantzick dans les premiers jours de mai. L'Electeur de Brandebourg se disposait à se rendre à Konisberg, capitale de la Prusse ducale; il devait envoyer un ambassadeur à Varsovie avant Touverture de la Diète. On n'estimait pas à moins de deux cent mille le nombre des gentilshommes qui devaient s'y rendre, ce qui faisait craindre quelque désordre.