‹ Négociations de la̓bbé de Polignac en Pologne concernant le̓́lection du prince de Conti comme roi de PologneChapitre 97 sur 115 · CHAPITRE XXVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVIII

DIITI Dl TAftfOTII. riOGlAlATION DO rKIHCI DE C0N1I. — LU SAPIIRA ABARDOHRIRt Ll PAftTI 01 CORTI. — PKOOftif DO PAKTI SAXON. ~ POSITION CftITIQDI DO PftIRCI Dl coin A DARTXICI. — LIS «AXORS APPIOCRIRT Dl HARIIMBOURO. — DI8P081TIORS Dl LA TILLI Dl DARTXICI DifATORABLIS AO PRIRCI Dl CONTI. — LITTRI Dl LOUIS XIV A L'ABli Dl POLIORAG.

Les choses se passèrent à la Diète de Varsovie comme Tabbé de Polignac l'avait espéré : la noblesse, en assez grand nombre, avait suivi au Kolo le maréchal du Rokotz, et le prince de Conti avait été de nouveau proclamé roi de Pologne sans aucune opposition. On avait ensuite fait choix d'ambassadeurs pour inviter le prince de Conti à prendre possession du royaume; une députation avait été chargée de la rédaction des Pacta eonventa. En outre, une ambassade devait être envoyée à Louis IIY « pour le remercier, en premier lieu, de ce qu'il « avoit bien voulu donnera la Pologne un prince de son sang, « si digne de régner ; pour le supplier, en second lieu, de « vouloir entrer dans l'engagement des Paeta eonventa du « nouveau roi, comme Charles IX fit pour Henri III; et, pour

« lui demander, ea dernier lieu, tous les secours qui dépen- « dront de lui, afin de protéger la bonne cause et la liberté « contre ceux qui la veulent opprimer (1). »

Cependant, les Lithuaniens ne paraissaient pas à Dantzicl, ce qui ne laissait pas de donner quelque inquiétude à l'abbé de Polignac, lorsqu'il reçut l'avis que les Sapieha, qu'il attendait avec tant d'impatience, ne viendraient pas ; après un conseil tenu à Grodno avec le Grand-Trésorier de la couronne, ils avaient contremandé le Starsnick de Lithuanie. Cette mauvaise nouvelle fut aussitôt annoncée à Louis XIV, et l'abbé de Polignac la fit suivre de ces quelques mots :

€ Ce changement m'élonna fort; je le fis savoir bientôt au € prince de Conti, qui a tenu là-dessus des conférences avec « les Sénateurs. Ils n'ont su eux-mêmes que lui dire, et, « comme la saison fort avancée oblige l'escadre de Votre « Majesté à quitter la rade en peu de jours, je crois ce prince « résolu à s'en retourner avec elle, plutôt que de mettre pied t à terre sans avoir de troupes réglées, ni une place de sûreté « meilleure que Mariembourg, à moins qu'il ne reçoive de « meilleures nouvelles. Le malheur est que le temps ne permet « pas de longs éclaircissements sur ce qui vient d'arriver, ni € le remède qu'on y pourroit apporter (2). »

Huit jours après, les nouvelles que donnait l'abbé de Polignac à Louis XIV étaient encore plus mauvaises ; il lui écrivait :

(1) Lettre de l'abbé de Polignac au Roi, 32 octobre. (3) Lettre de l'abbé de Polignac au Roi, 30 octobre.

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