ART. III
,£t pour prouver d'aut^t plus la bonne foi avec laquelle on procède , on est aussi convenu que l'on ne mettrait dans Goito et Borgoforte ( ces deux places devaient être occupées par l'armée française) que de très-médiocres garnisons, etc.
Art. IV.
On se réserve de régler successivement les mesures qui seront nécessaires pour convenir de la conduite des deux ai^nées tant à l'égard de l'évacuation des Etats des princes neutres que des Etats de l'Empereur.
Art. V.
Quoique les présents articles et ceux du traité de suspension aient é^ rédigés et composés en langue française , contre l'usage observé (nrdinairement entre Sa Majesté Impériale et Sa Majesté Très^hrétienne , cette drfférence ne pourra être alléguée pour exemple» ni tirer à conséquence, ni porter préjudice en quelque manière que ce soit.
Art. VI.
Les pnisents artieles auront la même force et exécution que ceux qui seront signés par les commissaires députés des deux
années^ 61 en cis de coBifàdictioo on d'en rtp|)orttFa de prè* féroce ftutdits présents àrtictés» ((Ui oDI été signés doubles entre LL. Es,c« tes génécsnx desdites deilt aniiées, tel étant ie eoneert él rscesrd esti^ eux établi.
Fait à Mantoue , le 1«r décembre 4785.
Le comte de Khevenhcilsr <l). {Anké 4u dépôt de la guerre, 281 9, n^ 1 0.)
Dans la position où se trouvait M. de Montemar, il ne pouvait faire autrement que d'accepter la sui^pension dTarmed, proviMirement et jusqu'à ce que son gouvernement se fftt cipliqoé. n noti^son adhésion au comte de Khevenhtiller, en date de Florence, le 2 décembre, par une lettre totrre castillane, fière, con» cise, où il semUait accorder une &véur plutôt qu^én recevoir une.
M. le en» de HéMeMÉir H tf* te éèMUf die ÉLlMyeÉiÉtillen
Florence, le 2 décembre 1735.
H. le doc de Ndâilles, général deà tronpe^ françaises, me mande , Honsietur, du 910 novembre , dé Bozzclo , par une lettre que je n'ai reçue que ce matin , que V. E. avait donné ses ordres pour faire cesser toute hostilité contre les troupes du Roi mon mattre, sur la proposition qu'il vous en avait faite et à laquelle il m'apersuadé de me conformer. Je ne doute pas que vous n'ayez reçu là-dessus des ordres de votre cour, et comme je n'en ai reçu aucun de la mienne, je ne puis admettre Far-
(4) Le double, signé du maréchal de Noailles, était dans les mains du général impérial.
mistice que conditionnéllement En attendant Je donne ordre aux postes de la frontière de la Toscane et du Bolonais et dans les places de la Hirandole, Panne et Plaisance, pour que les garnisons ne s'écartent pas au-^lelà de leur territoire et qu'elles observent la suspension.
Dieu garde V. E., etc.
. Le duc de Montemàr.
{Archiv. du dépôt de la guerre, 2819, 38.)
Aucun ordre n'était encore venu de Vienne, puisque cette dépêche est du 2 décembre , lendemain du jo^r de la signature du traité, et (jueles articles secrets étaient motivés sur l'absence d'instructions précises de la part de la cour Impériale. Ces instructions n'aiiîvèrent que dans le mois de janvier ; elles étaient conformes aux résolutions des coure de Madrid et de Tunn, qui acceptaient l'armistice. En conséquence les hostilités restèrent définitivement suspendues.
Nous avons à nous occuper maintenant, pour compléter l'historique de cette période, des négociations générales qui précédèrent et qui suivirent la campagne de 1755. Ce sera l'objet du chapitre suivant.