‹ Négociations relatives à l'établissement de la maison de Bourbon sur le trône des Deux-SicilesChapitre 5 sur 19 · TOTAL · texte numérisé non relu

TOTAL

BmrU 12,910 hommes. 1

/ The Kamur

Prineest Amelia . .

The Comwalt ....

The Graflop

The Kent

The Hamton Court.

16 navires com-

The Buckingham . .

mandés par l'a-;

The Edimburgh. . .

\ 8,380 hommes.

mirai Charles!

The York

W'ager.

The Kwsale

The Canterbury. . .

The Dreadnought .

The Hector

.IW)

The “•

The Bedfort

The

Catlille Infant . . .

6 régim., com- 1

Lombardie

mandés par le

Bourgogne

comte de Char- !

Naplet

7,438 hommes.

ny. j

Suisses

Batavia Dragons..

Total . .

28,728 hommes.

L’embarquement se fit du 16 au 17 octobre. Le 26, au soir, après une traversée difficile, les deux divisions parurent en vue de Livourne et y jetèrent l’ancre le 27 au matin. Le comte de Charny, commandant des troupes d’occupation, se rendit aussitôt à Florence et y signa, avec le marquis Renuccini, secrétaire des guerres et conseiller d’Ëtat, le P. Salvador Ascanio, chargé des aflaires d’Espagne à la cour de Toscane , M. Francis Colman, résident pour le roi d’Angleterre dans la même cour, une convention en six articles qui stipulait :

« Que les li'oupcs espagnoles mises en garnison dans « les places de Toscane seraient payées et entrete- « nues par Sa Majesté Catholique, sans que le Grand- " Duc ou ses sujets fussent tenus d’y contribuer en « aucune manière. (An. ^®^)

< Qu’il y aurait deux bataillons de ces troupes h

< Pise, avec trois cents dragons ; deux autres batail- « Ions dans Porlo-Ferrajo, et, à Livourne, soixante ou « soixante-dix dragons, avec autant d’infanterie qu’on « en pourrait loger dans les magasins de la Porte- « Murée. En attendant que le comte de Charny fût « convenu avec le gouverneur de la place des quar- « tiers pour les autres troupes qu’on devait loger « dans cette place, on les femit camper dans les en- « virons. (Art 2 )

<« Que S. E. le comte de Charny aurait le comman-

< dément supérieur des forces militaires dans Li- « vourne, et que les troupes du Roi d'Espagne et du « Grand-Duc feraient le service conjointement en

< observant le i-ang des officiers ; les deux tiers de la « garnison seraient de troupes espagnoles et l’autre

< tiers de troupes toscanes. S. E. le comte de Charny « distribuerait les postes aux uns et aux autres, mais <1 ne pourrait se mêler des affaires du gouvernement « civil, économique, politique et commercial, non « plus que du département de la sûreté, qui dépenu drait uniquement du gouverneur de la place, auquel t ledit comte serait tenu de donner les troupes dont « il aurait besoin, avec des officiers qui prendraient « les ordres du gouvernement. (Art. 5.)

« Que les galères de Toscaue demeui eraieiil tou- « jours sous le commandemeut immédiat de S. Â. le « Grand-Duc, de même que ses troupes qu’il pourrait « réduire à sa volonté. (Art. 4.)

« Que le salut serait rendu suivant l’usage ordinaire • de la place, auquel on ne pouvait faire de change- « ment que du consentement du comte de Charny et “ du Grand-Duc , qni continuerait d’avoir la garde « accoutumée. (Art. 5 )

« Que ce qui était réglé pour Livourne serait observé « de même à Porto-Ferrajo , et l’autorité partagée « entre le commandant espagnol et le gouverneur de « la place. On ferait un inventaire de l’artillerie ap- « partenant au Grand-Duc, et il en serait donné un « double aux commandants espagnols. Le Grand-Duc « pourrait toujours tirer des provisions et des muni- « tions de guerre des magasins qu’il avait dans l’une « et l’autre place, lesquels magasins demeureraient à •• la disposition de ses ofïiciers ; et si les Espagnols a venaient à manquer de provisions et de munitions, € on leur eu fournirait à un prix raisonnable. > « (Article G.)

Ce traité fut signé le 51 octobre, et le lundi d’après M. de Charny prêta le serment suivant :

Je soussigné, Emmanuel d’Orléans, comte de Charny, clievalier de l’ordre de Saint-Jacques, gentilhomme de S. M. le KoiC., etc., en c.xécution des ordres précis de S. M., signés de sa main royale, et contresignés par Don Joseph Patigno, conseiller d’État de S. M., desquels ordres j’ai délivré une copie, promets et jure ciitie les mains du marquis Julien Capponi,

Gouverneur de Livourne... au nom de Dieu, sur lesalulde mon Ame et sur les Saints Évangiles, tant pour moi que pour les oflBciers et soldats de Sa dite M. qui seront introduits et demeureront dans les États et places du Grand-Duché de Toscane, selon la teneur des Traités et conformément au style ordinaire des serments que j'ai faits en pareille occasion par rapport aux gouvernements que je possède dans le Royaume de S. M. e. : je promets, jure, m’engage, et dis que j’observerai toujours invariablement la plus religieuse fidélité et obéissance aux ordres du sérénissime Jean-Gaston Prince et Grand-Duc de Toscane en qualité de légitime et unique souverain de ses États, et que chacun de nous s’emploiera entièrement, en entrant au service de S. A. R., à en défendre 1a personne, U souveraineté, l’autorité, les États, les biens et les sujets de Sadite A. R., et tout ce qui peut lui appartenir, comme aussi l’honneur de S. A. R. et de scs Etats, pourvu qu’il n’y ait rien de contraire à la succession immédiate du sérénissime Prince et Infant Don Carlos, que nous devons défendre et soutenir conjointement avec les forces de Toscane-, que nous ne ferons rien qui puisse empêcher ou retarder l’exécution des ordres des ministres et gouverneurs de S. A. R., conformément aux réglements faits à ce sujet, mais qu’au contraire nous serons toujours prêts à leur donner assistance à la première sommation et à leur fournir tous les secours nécessaires, etc.

Emmanl'ei , comte deCiiARNY.

Nous venons d’étudier rapidement, dans ses phases principales, l’histoire un peu aride de la succession des duchés. Des grandes transactions qui remplissent CCS treize années, la plus importante, h tous égards, celle qui mérite le plus l’attention de l’historien , c’est le traité de Séville, non-seulemen^rcc qu’il servit de

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base au second traité de Vienne, mais encore et surtout parce qu'ii accusait une nouvelle révolution dans la politique de la France et de l’Espagne. L’alliance des deux couronnes était encore bien indécise, bien incertaine : témoin la déclaration du marquis de Gastellar et le traité de Vienne, où la France ne figurait pas parmi les parties contractantes; mais cette alliance était dans la nature des choses ; le premier pas une fois fuit vers une union si désirable, on pouvait prévoir qu’elle se resserrerait tous les jours par des liens plus étroits. Le traité de Séville faisait pressentir le Facto de Famille.

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