‹ Nélida ou Les guerres canadiennes, 1812-1814 [microforme]Chapitre 11 sur 22 · JA · texte numérisé non relu

JA

— Nélida, mon enfant, je vous l'ai dit, votre mère est bien mal.

— Ah! mon Dieu! ma mère se meurt et je ne suis point encore à ses côtés! s’écria la jeune fille,

Une pâleur mate couvrit aussitôt son visage, elle regarda de nouveau le Near qui ne répondait pas et s'évanouit.

En ce moment, le chevalier, qui avait entendu son cri, accourut. Le vieillard lui expliqua en quelques mots ce qui s'était passé. On s'empressa de rappeler la jeune fille au senüument de l'existence, Dès qu'elle revint à elle, elle s'écria :

— Ma mère! ma mère! où est ma mère?

— Nous allons auprès d'elle, dit le chevalier |

dont la voix tremblait d'une émotion extraordinaire.

— Oh! depuis longtemps nous devrions y être, dit la jeune fille en s'appuyant à son bras.

Bientôt tous trois arrivèrent auprès du lit de la mourante. La pauvre femme avait voulu se lever pour recevoir sa fille. Elle s'était fait asseoir sur un fauteuil que lui avait prêté une dame compatissante qui secondait le zèle du père Mesnard. Quand elle vit la porte s'ouvrir, elle éprouva un tressaillement dans tout son être. Elle était plus pâle que la mort. Elle étendit les bras et vit une grande et belle jeune fille s’y précipiter.

— Ma fille! dit-elle en la serrant sur son cœur et collant ses lèvres sur son front.

— Ma mère ! fit la jeune fille agenouillée devant elle et la serrant dans ses bras.

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