‹ Némésis et la jalousie des dieuxChapitre 123 sur 181 · Aresas Lucan. ap. Stob., Ed., I, pag. 848 sqq · texte numérisé non relu

Aresas Lucan. ap. Stob., Ed., I, pag. 848 sqq

la méthode principalement dans la fuite des excès'.

On voit à quelle multiplicité de doctrines s'appliquait cette appellation commune de pylhagorisnie : contentons-nous d'avoir indiqué, sans prétendre les ramener à un certain nombre de systèmes, celles qui se rapportent spécialement à notre sujet.

Le pythagorisme avait fait de l'unité le principe des choses : l'école d'Élée prétendit y enfermer toute l'existence. Les pythagoriciens avaient spéculé, pour ainsi dire, en vue du monde réel : leur philosophie n'était qu'une subtile et chiméiique théorie de l'univers. Détournant leuis regards de tout objet déterminé, les éléates s'isolèrent dans la contemplation de Vetre en soi y c'est-à-dire de l'être considéré hors de tout ce qui est. Une école aussi dédaigneuse de l'expérience ne pouvait accorder la moindre attention à ce que l'homme a coutume d'appeler le mal et la douleur. S'il en était question dans quelquesuns des écrits, aujourd'hui mutilés, de ses poètes philosophes, ce ne pouvait être que dans cette partie, soit préliminaire, soit subsidiaire, de leur démonstiation, où l'intelligence du vulgaire trouvait un système approprié à sa faiblesse, et conforme encore aux données du sens commun.

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