‹ Némésis et la jalousie des dieuxChapitre 25 sur 181 · Odyss., IV, 74 sqq · texte numérisé non relu

Odyss., IV, 74 sqq

?. Suid. voc. 'PaiJivoJTioc Néaso't:. (V, l'apjlciKiire , n" II, a la tiii do telle flii'sc.) Nous ne prétendons milleinent trancher ici une question qui sort de notre sujet comme de notre compétence, celle de l'identité |irimitive de Vénus et de Tsémésis. On trouvera les arf^umentsa ra|)puide I allirmative dans une iiole de MM. Crcuzer et (Uiigniaul (RelUj. (le lunliq., tom. II, 3*^ part., p. 1350), ainsi que dans les dissertations de M. Walz [De ISemesi Grxcoriim ; art. Acmrsis, dans l'/fnrf/c/ojOf de Pauly) el de /oega. Selon ce dernier {Ab/unidliDii/ctt, pa^. 41), Adrastée est une divinité d'orif^inc orientale, la même qu'Aphrodite Uranie, que l'Atlior ou Adsjora des Égyptiens, que TAs-

hi statue érigée dès lors dans ce teiupie aurait déjà eu, comme Suidas le prétend, tous les traits de Vénus, ce qui ne parait vrai que d'un ouvrage postérieur de Phidias ou de son élève Agoracrite, le caractère même de ce récit y fait assez reconnaître un épisode de l'histoire mensongère que l'école d'Evhémère prétendit suhstituer à la mvthologie. D un autre côté, dans la T/ie'og'onie d'Hésiode, Némésis est mise au nomhre des enfants de la Nuit et appelée fléau des rnortr/s ^ . Mais ce vers a paru interpolé à plusieurs critiques ^, avec raison , ce semble : car Hésiode eût sans doute caractérisé plus nettement une divinité si peu connue de ses contemporains; sans compter qu'une telle qualification, faisant de Némésis une puissance, et une puissance essentiellement malfaisante, concorde assez mal, comme il résulte de ce qui précède, avec le rôle prêté primitivement à la némésis abstraite.

thoreth des Phéniciens, la personnification du- ciel étoile. » Preller ( Griech. Mythologie, tom. I, page 33"?) fait dériver le culte de jVémésis de celui d'Aphrodite Uranie. Bœttiger inclinait déjà à voir dans la déesse de Rharanunte une divinité importée d'Orient {Opusc, pag. 205, not. ?. ). Manso (46/«flHf//., pag. 172, not. 1) se borne à rapporter l'opinion de Hugh, qui identifie Kémésis avec la Nejihthys ou Athor égyptienne , et qui croit reconnaître, dans l'attitude significative par laijueile la statuaire caractérisait ordinairement la déesse de la mesure, une allusion aux partages de terrain rendus annuellement nécessaires par les débordements du Nil.

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