Hesiod., Theog., v
2. Par exemple, à M. Walz (De yemesi Gr.rcorum, p. 4), et, selon \laDf,n (Verm.AbhaticU . , p. l77,noteo),àHermann {3fyt/i., ll,pag. 18).
38 l.\ NÉMÉSIS.
Ces textes écartés, parmi les témoignages relatifs à la personnitication de Némésis, nous n'en trouNons que deux qui se rapportent îV la première époque. Quoique tenus pour autlientiques, ils ne paraissent pas plus décisifs que les précédents. Dans les Travaux et les Jours d'Hésiode, ^'émésis et l'Honneur (ou la Pudeur ^ ), chassés de la terre par les crimes des hommes, s'enveloppent de leurs voiles blancs et remontent au séjour des dieux. Évidemment cette Némésis ne peut être que la némésis humaine ; c'est le sentiment moral dont il a été question plus haut : il ne s'agit nullement ici d'une divinité vengeresse, mais d'une simple personnification poétique, dont la matière est empruntée immédiatement au cœur de l'homme. Au contraire, dans les Chants cjprlens, poëme qui faisait partie du Cycle épique , la Némésis qui s'unissait à Jupiter pour donner le jour à Hélène, par une fiction transparente dont la tradition s'est conservée dans toute l'antiquité % est incontestablement