‹ Némésis et la jalousie des dieuxChapitre 27 sur 181 · AlSw; xai Né|x£<ïi; (Hesiod., Opy. pA Dd., v · texte numérisé non relu

AlSw; xai Né|x£<ïi; (Hesiod., Opy. pA Dd., v

?.. VijclifrcKjm., coll. Did., IX, l'r, 3. Cl'. Cratiii., Nemes., IV. 1 et "i, ap. Mcineke, Comic. fragm.; Isocr., HeL, 59; Caliiin., Hymn. lïian., V. ')21; Flutarch., de Pijlhix oraculïs, loin. H, pag. 401 (édit. Paris, ICÎ'i); Lycophr., Alexand., v. 88; Hygiii.,II, 8; Pausan., I, 33,0; Apollod., m, 10, 7; Lactant., rnstU. d'ir., I, 21; Scliol. Clem. Alexand., P)i>li<'i)l.,\Yàif,. :m (éd. Pottei-j; Allienasor., Légat, pru ClnistUtn., pa^. 1 . — Cotte fable ne nie paraît pas avoir jilus (rinipcirtance, au point (le vue de la religion gret(jue, que le passage crKuiipide Trond., ~(\i\) oii Andromaque donne à H«''lene autant de pi'res qu'il > a de lliaiix iei-l)a^, et nonunc-inent l'Iillionos ou rKn\ic. Le nom Ae l'hllioniis shiistitui' a son ciiuix.ilciil Scincsh ircnqirclie pas (pie les deux allé-

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la néniésis divine, considérée comme principe des misères humaines. Mais le poëte, dans le récit des métamorphoses auxquelles il suppose qu'elle eut recours pour échapper au dieu qui la poursuivait, paraît avoir eu en vue cette autre Némésis, compagne de la Pudeur, dont Hésiode avait parlé. En résumé, malgré cette ébauche de légende, la figure de Wémésis reste si peu distincte dans la littérature de la première période, qu'on ne peut la considérer encore comme acquise et réservée à la personnification dont nous avons recherché ici les premiers vestiges.

La religion grecque, prise dans son ensemble, n'est d'ailleurs, à la même époque, ni plus fixe ni plus précise. Les inconséquences, les contradictions, y abondent. Au cruel Jupiter de 1'/liade il faudrait opposer, si les limites de notre sujet le permettaient, la bonté toute maternelle, la sollicitude infatigable de Minerve pour Llysse dans Y Odyssée. En regard de la divinité défigurée dont ce chapitre offre déjà l'image, il faudrait placer la doctrine élevée qui distingue, la fable de Prométhée mise à part, les Travaux et les Jours, ce poëme d'une morale si pure, où la sanction d'une autre vie paraît une superfluité, le vice et la vertu trouvant dès celle-ci récom-

gories ne reviennent au même, c'est-à-dire à un pur jeu d'esprit que Herder (tom. XXVII, pag. 37G, éd. Carlsrulie, 1821 ), et surtout Zoega {Ab/iandL, pag. 67), ont pris beaucoup trop au sérieux.

iO LA NÉMÉSIS.

pense et punition. Ui\nsVJ/((i(Iemème, où l'idéal religieux se ressent tle la barbarie d'une société naissante, la divinité garde ce caractère auguste dVtjuité qui la suit sous tous les travestissements, et que le paganisme a compromis sans jamais le méconnaître : tant il est difficile à l'imagination de riiomme de faire complètement illusion à sa conscience! La pbilosopbie n'aura un jour qu'à purifier l'antique idole de l'antbropomorpbisme, pour restituer à l'adoration la beauté ternie, mais intacte, du vrai Dieu.

Cependant l'Olympe a des fêtes où les Muses, pour cbarmer les loisirs des dieux, cbantent « les « misères envo} ées par les Immortels aux hom- « mes, qui vivent dans l'erreur et dans l'impuis- « sance, incapables de trouver un remède à la « mort, ni un préservatif contre la vieillesse ' . » La terre, où les décrets d'en baut se beurtent aux -volontés d'en bas, est un vaste cbamp de bataille où se renouvellent, entre la convoitise humaine et l'avarice des dieux, ces luttes surnaturelles de Y llidde^ périlleuses jusque dans la victoire au mortel qui s'y basardait ^. Voulons-nous

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