‹ Némésis et la jalousie des dieuxChapitre 29 sur 181 · I. Heiodof., M · texte numérisé non relu

I. Heiodof., M

"2. Agam., v. 730 sqq.

3. Pind., Pyt/i-, X, v .'50 : Mr, ©ÔovEpaîç èx Oîwv (XîtaTpouiai; è-cx-jpca-.îv. (Sur la date de cotte ode et l'àfic du poète, voir Clinton, Fast. Hellotic.) — On ne i)cut considérer avec certitude comme plus ancien Tlninne lioméri(|ue XXX à la Terre, on cette divinité est appelée libérale on sans envie (à^Oovs oî(?|i.ov\ D'autre part, le tra^jment suivant

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lors la même expression revient tant de lois avec son sens propre cliez les écrivains de la période que nous considérons, qu'il est impossible d'v voir une simple métaphore ou façon de parler.

« Amasis, » dit Hérodote, » \int à être informé « des grands succès de Polycrate; et il en conçut « du souci. Et comme ces succès allaient se mul- « tipliant, il écrivit la lettre suivante, qu'il lui Ht u tenir à Samos : Amasis mande à Polycrate « ceci : H est agréable sans doute d'apprendre « qu'un hôte, un ami, réussit dans ses entre- « prises. Mais l'excès de tes prospérités ne me « plaît point, parce que je sais que la divinité « est jalouse '. J'aime mieux, d'une façon, pointe moi-même comme pour ceux à ([ni je m'inté- '( resse, quelques succès, et à côté quehjues re- « vers, en un mot, une vie composée d alterna-

de Corinne peut être antérieur aux exeniplos tires de Pindare : « Où yàf. Ttv 6 :p6ovïp6ç ooL<.[jMv... » {Lyrici Gr,Tci, édit. Beii;lv, pag. Sil); mais Bergk lit or,|j.wv. La date que nous assignons à la plus aneienne mention de la jalousie divine est donc probable; on bien il faut \oir dans le l'roméllu'e enchaiaé (vid. v. 859) ce premier ou\rage d'Ksclivie que nous savons avoir été représenté l'année précédente, en 499, (juand le poëte n'avait encore que vingt-cinq ans (voy. Clinton), ce qui est contre toute viaiseinblauce. Ottried Muller regarde môme cette tragédie comme une des dernières productions de son auteur. Quant aux autre; pièces d'Eschyle oîi il est également question de la jalousie divine, nous savons par des textes anciens qu'elles sont toutes postérieures :< l'année 498. — Notons dès maintenant, sauf à le redire, que la même Pytliicpie renferme aussi la première mention d'une Némésis inxestie des attributions (|ue cette déesse devait conser\er. Pour plus do rigueur, nous aurions donc pu taire dater de l'année 498 notre seconde période. I. 1 0 hzwi £7:iaTa|j.£v(.) mz iait ^Oo/epô/ (Heiodot., III, 40\

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« tives, c[n un bonheur sans mélange. (>ar je n'ai (' jamais ouï citer personne qui n'ait été à la fin « miné de fond en comble, ajirès s'être vu parfai- « tement heureux. Voici donc, si tu m'en crois, « ce que tu feras dans ces conjonctures : cherche « ([uelle est la chose qui a le plus de prix à tes « yeux, et dont la perte chagrinerait le plus ton « âme; puis avise à t en dépouiller, de telle « façon qu'elle ne reparaisse plus à la vue des « hommes. »

On ne transige ni avec le Destin ni avec le Hasard. (Test donc le courroux divin qui menace Polycrate : et pourtant le seul tort de Polycrate, c'est d'être trop heureux.

La jalousie divine est semblable en tout àla jalousie humaine : elle a son vrai principe dans l'élévation d'autrui , la néjnesis provoquée par l'orgueil pouvant d'ailleurs lui servir de renfort et d'aliment. « Ne vois-tu pas, » dit Artaban à Xerxès, « comme Dieu foudroie les animaux de « haute taille, et ne les laisse pas longtemps se « rengorger, tandis que les petits ne le chagrinent « point ? ]\e vois-tu pas connue c'est toujours « sur les toits et les arbres les plus élevés qu'il « décoche ses traits? Car la divinité se plaît à « raccourcir tout ce qui s'élève. De même, une « armée nombreuse est exterminée par une pe- «tite, lor.sque Dieu, devenant jaloux ' , lance

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