‹ Némésis et la jalousie des dieuxChapitre 39 sur 181 · Eurip. ap. Stob., Floril., XXII · texte numérisé non relu

Eurip. ap. Stob., Floril., XXII

70 THÉORIE DE LA .lALOUSIE

lance et d'impiélé^. Mais le blasphème n'est pas chàlié moins sévèrement lois(|u'il n'est imputable qu'à rétourdeiie. Ainsi les filles de Piœtus avaient été frappées de déliie, disait-on, pour avoir dit, à la vue d'un temj)le de Junon, que la maison de leur père était plus somptueuse ^. En un mot, toutes les paroles qui s'écartaient à regard des dieux de celte réserve de langage où Ton voyait un devoii- essentiel de piété ^, tout autant que de décence '\ et qui revenait, en bon nombre de cas, au silence même, si fidèlement observé par Héiodote au sujet de certains mystères de la religion égyptienne^, tout ce qui allait contre cette vertu religieuse si fort honorée chez les Grecs ^ était considéré comme appelant sur la tête du coupable la tte/ncsis divine. Cette surveillance jalouse s'étendait même aux pensées :« Les dieux frappent, » dit Soj)liocle,« quiu conque, né homme, ne pense pas en homme >.w De telles vengeances, qui sont en même temps de justes punitions, peuvent être iaj)poitées à ré(|uilé aussi bien (|u'à la jalousie : et dès lors il semble que, du moins en certains cas, ce der-

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