Herodol., II
tir, il y a si longtemps, à la découverte des sources du Nil, et épargner ainsi aux explorateurs modernes tant de dangers et d'efforts, malheureusement infructueux. Cependant on cherche en vain dans la suite du texte la réfutation ou même l'explication d'un préjugé devant le- ((uel Hérodote lui-même aurait eu quelque peine à trouver grâce '.
Les matières de pure théorie n'étaient pas elles-mêmes abandonnées sans réserve aux investigations de l'homme. Une des maximes de Bias était : « Au sujet des dieux, dis : Il y a des « dieux '. » La métaphysique, ainsi condamnée d'un mot par la sagesse, ne trouvait pas plus de faveur auprès de la religion. Une maladie pédiculaire, envoyée par le courroux des dieux, avait terminé, disait-on, les jours de Pliérécyde ^; et l'on attribuait le même genre de mort à Démocrite 4. Le préambule fameux de Parménide semble avoir pour objet de mettre des spéculations trop hardies au gré des espiits timorés sous le patronage d'une divinité parente de Némésis, la Justice ou Dicc. Socrate lui-même, dans l'a-
1. Sans don le, il faut expliquer de la même manière et l'histoiro, déjà rapportée par Hésiode (aj). Schol. Vpollon. Rhod., J[, l«l),du devin Phinee, frappé de cécité jiour avoir indiqué ;i Phri\us le. chemin delà Sc\tliie, et la prétendue inscription des Colonnes d'Hercule, ;i la(iuelle Pindare déjà fait allusion (.Vem., III, v. 35).