‹ Némésis et la jalousie des dieuxChapitre 48 sur 181 · Marc. Antonin., III · texte numérisé non relu

Marc. Antonin., III

84 THÉORIt; ])E LA JALOUSIK

pologie que PJalon lui prèle, ne se défend-il pas encore de la prévention, accréditée par les Nuées d'Aristophane, qui lui imputait la connaissance des phénomènes célestes ' ? INous pourrions méconnaître la poitée de cette déclaration d'ignorance. Mais Xénopiion nous apprend que son maître réprouvait les reclierclies astronomi- (jues, d'abord comme disproportionnées à la Faiblesse humaine, puis comme vues avec défiance par les dieux ^-

Le nom de Socrate, auquel nous avons fait aboutir la présente période, nous avertit de terminer ici celte partie de nolie exposition. Mais les idées dont il vient d'èlre question en dernier lieu ne sont pas tellement propres à l'antiquité, cpi'on puisse se croire dispensé de les juger quand on les a fait connaître. Piescjue de nos jours, ISémésis a trouvé chez le leligieux Herder un défenseur convaincu^ : et, s'il faut l'en croiie, la partie adverse, ce (jue nous avons nommé d'après les Grecs VE.icès, ne manquait point dès lors d'avocats. On peut donc regarder ce vieux procès comme encore pendant : el

Page 1