‹ Némésis et la jalousie des dieuxChapitre 57 sur 181 · DANS LA MYTHOLOGIK ET DANS I/ART · texte numérisé non relu

DANS LA MYTHOLOGIK ET DANS I/ART

bord \ lénioignent sans tloule de rimpoilanco el de l'extension qu'il y avait prises.

Ce n'est pas loulefois dans ces régions qu'il faut cherclier le théâtre de la légende piopre à la divinité qu'on y adorait. Ce théâtre est la Crète. En effet, l'Adrastée phrygienne ne paraît pas différente de cette Adrastée créloise qui, disait-on, avait nourri ou élevé ^ Jupiter. Toutes deux sont des nymphes oréades^: toutes deux ont pour père Mélissée ou Mél issus, c'est-à-dire la Piovidence, selon l'interprétation du scoliaste de Platon^. On sait, d'un autre côté, que tous les cultes qui consacraient les souvenirs de l'éducation de Jupiter devinrent communs de bonne heure à l'Ida de Crète et à l'Ida de Phrygie ^. Il n'y a donc pas lieu de considérer l'Adraslée de Crète et celle de Phrygie comme deux divinités distinctes, mais bien comme une seule et même personnification de la nécessité.

Comment la nécessité personnifiée, comment la nouriice du maître des dieux put-elle devenir identique à la déesse jalouse chargée de répriluer ici-bas les entreprises tle l'orgueil et l'excès

1. Hom., IL, II,8?8, et F.ustatli. ihid.; Slrab., XIlI, cap. .J7â, JSS; Sdiol. Apollon. Rhod., I, 1110; Justin., Xr, 0,

Page 1