‹ Némésis et la jalousie des dieuxChapitre 88 sur 181 · V. Eumenid., v. 417, éd. Didot · texte numérisé non relu

V. Eumenid., v. 417, éd. Didot

■?. Agcnn., w. 370 sqq., 468 sqq. — 3. II)., v. T.tO S(|q.

138 r;iDÉE DE NÉMÉSIS

(le Clytemneslre*? ce long dialogue au sujet de la réception triomphale qu'elle veut lui faire et i\u[\ refuse, de peur d'empiéter sur les honneurs réseivés aux dieux.*? les paroles de modestie cpi'il oppose à d'emphatiques louanges^, et, lorsqu'il cède enfin, le vœu par lequel il essaye de désarmer la jalousie divine*? Sa prière n'est pas exaucée : le dénoûment de la pièce donne raison à la vieille foimule contre la lénjérité de l'interprétation large adoptée par le chœur. Le chœur lui-même avait fini par le pressentir : « Trop de santé, » dit-il, « aboutit à une « fin misérable. La maladie y confine et la me- « nace:le bonheur humain, en suivant tout droit a sa route, va donner contre un écueil in visite ble^; » et plus bas: « La prospérité est insa- « tiable chez tous les hommes. Personne ne (f ferme au bonheur la porte de sa maison ({ue « déjà l'on se montre du doigt, en lui disant : « N'entre plus^. »

Les deux idées que nous trouvons réunies dans VOrestie^ à savoii* celle de la jalousie divine et celle de l'expiation , le sont encore dans le cadre plus étroit d'une pièce, la seule qui nous soit parvenue de celles qu'Eschyle avait tirées du cycle ihébain, cette mine si féconde en enseignemenls religieux , je veux dire les Sej)f

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