‹ Némésis et la jalousie des dieuxChapitre 89 sur 181 · Agam., v. 914 sqq. — ").. II)., ih · texte numérisé non relu

Agam., v. 914 sqq. — ").. II)., ih

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contre Thcbes. Des deux parties l)ien distinctes, à plusieurs points de vue, dont celte tragédie se compose, la première, celle c|u'on peut appeler épique, est remplie tout entière par un contraste entre la sagesse et la piété des guerriers thébains d'une part, et de l'autre l'audace et l'orgueil impies qui doivent être si cruellement punis chez leurs adversaires. C'est là qu'est nommé ce Jupiter Némétor, (jui n'est autre que Némésis élevée au rang de divinité suprême, véiitable Providence de ce drame terrible. A l'exception d'un seul, tous les chefs ligués contre !a Ville aux sept portes étalent à l'envi leur présomption dans des emblèmes, dont les devises qui les accompagnent, les paroles qui les commentent, aggravent encore l'insolence sacrilège. Mais la piété du seul Ampliiaraùs inspire plus de crainte au chœur et à Étéocle que ces vaines menaces dont ils tirent même un motif de confiance: «Capanée menace, tout prêt à combattre, w outrageant les dieux, donnant carrière à sa « langue; dans sa joie présomptueuse, lui, mor- « tel, il envoie au ciel, à Jupiter, un flot de « paroles sonores. J'ai confiance que la foudre « le frappera de ses feux, plus brûlants que « ceux de midi". » L'événement confirme ces espérances. Si Étéocle périt , victime de la malédiction paternelle, la victoire demeure à

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