‹ Némésis et la jalousie des dieux [microform]Chapitre 10 sur 180 · XVII, 443 sqf[. — 4. Hes., 0pp. cl Bd, v. 280 scicj · texte numérisé non relu

XVII, 443 sqf[. — 4. Hes., 0pp. cl Bd, v. 280 scicj

montrer une ville tout entière enveloppée dans le cliâtijîient mérité par un seul coupable ; que

* dis-je?(la Justice elle-même allant solliciter l'appui de Jupiter « pour que les peuples expient « les fautes des rois ^ ? m C'est que cette idée d'une transmission du malheur par contagion n'appartient pas en propre à Hésiode : c'est dès lors une opinion générale, qui gardera longtemps crédit, et à laquelle les poètes sceptiques de

^ Rome aimeront encore à faire allusion '^.

Le malheur n'est pas seulement lié à l'existence de l'homme sur la terre : il est lié à sa nature, il en est inséparable, et la mort même ne peut l'en détacher. Il suit aux enfers celui qu'il a persécuté ici-bas : et c'est pour s'y aggraver encore. Je laisse de côté ces ennemis des dieux dont un courroux, légitime du moins s'il est inexorable, prolonge le châtiment jusque dans l'autre vie. Je passe de même sous silence ces héros privilégiés qui sont admis après leur mort soit dans les champs Élysées, encore distincts des enfers, soit dans l'Olympe même. Cesontlà de pures prérogatives qu'explique soit une prédilection arbitraire des dieux, soit quelque lien de parenté ou d'alliance avec eux, et que ne justifie aucune supériorité de mérite ou. de vertu chez ceux qui se les voient décerner : si Ménélas est exempt

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