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3. Selon l'auteur des Chants ciipriens, c'était par compassion pour les fatigues de la Terre que surchargeait l'extrême multiplicatiou du genre liumain {CijcU fragmenta, éd. Didot,IX, l). Euripide emploie comme à plaisir celte invention, où se marque si bien l'indilTérence des dieux à l'égard des liommes, et va jusqu'à prêter à Jupiter l'intention
:' lie faire du mal aux Grecs et aux Troyens {Helan., vv. 36-40; Elect.j ^ \. 19.S'?. sq.: Orest., v. !f)39 sqq.; Fragm., '.)?.0, éd. Didot).
ce de l'airain, et ceux qui tuent, et ceux qui sont ce tués ^ » La \ ue du sang versé enchante sa curiosité cruelle. « Pour moi, » dit-il ailleurs (au moment où un combat plus terrible va partager les dieux mêmes), ce je resterai assis dans un coin ce de l'Olympe, et je goûterai les charmes du ce spectacle ^. » La douleur des chevaux d'Achille, en tant qu'immortels sans doute, l'émeut plus que la mort du maître qu'ils pleurent.^ ce Ah ! malheureux, pourquoi vous avons-nous ce donnés au roi Pelée, à un mortel, tandis que ce vous êtes exempts de la vieillesse et de la « mort? Etait-ce pour vous faire partager les ce douleurs des misérables humains? Car rien, ce non, rien, n'est plus infortuné que l'homme, ce de tout ce qui respire et marche sur la terre ^ . »
Cette idée de la profonde misère attachée à notre condition n'est pas moins familière à l'antiquité primitive que celle de l'inhumanité divine. A ses yeux, le malheur a une telle affinité avec notre être, qu'il se communique d'homme à homme par des voies incompréhensibles. C'est peu qu'Hésiode menace d'infortune héréditaire la maison du parjure ^*, puisque, en revanche, il promet.au juste des enfants plus heureux que lui-même. Mais comment, dans un poème oii il célèbre l'équité de la Providence, peut-il nous