‹ Némésis et la jalousie des dieux [microform]Chapitre 117 sur 180 · Cicer., Deiï'miÔMs, Y · texte numérisé non relu

Cicer., Deiï'miÔMs, Y

"• 3. Stob., Ed. II, 9;^pag. 408, éd. Heeren; Mullach., op. cit. (Democr., fragm. 13). '

tantôt comme le principe de toute réalité. L'espèce de vertige ou d'ivresse qui s'empare facilement des esprits adonnés à l'abstraction lui fit fi'anchir tous ces degrés, et d'une vue ingénieuse et vraie la précipita dans l'absurdité. D'ailleurs, il est difficile de dire aujourd'hui si elle avait commencé par être sage, ou si elle le devint avec le temps. L'histoire positive et chronologique ne commence guère pour cette école qu'au temps de Philolaiis, qui était presque contemporain de Socrate. Aussi ne savons-nous quelles dates assigner aux doctrines diverses que les témoignages anciens lui attribuent. Tout ce que nous pouvons dire avec certitude, c'est que, à la considérer dans son ensemble, la philosophie pythagoricienne offre deux réponses différentes à la question qui nous occupe.

L'une de ces solutions, qui pourrait bien être la plus ancienne, si nous en croyons l'assertion d'Âristote^, faisait du bien le caractère de l'unité, et assimilait au mal, personnifié quelquefois dans un génie (^ai(ji.a>v) malfaisant, ce que l'école appelait la dyade indéfinie ^. Du concours de la monade jouant le rôle de cause et de la dyade prise pour matière, sortait le monde ^, dont la formation se trouvait être par là identique à celle des nombres. Le mal y tenait une

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