‹ Némésis et la jalousie des dieux [microform]Chapitre 118 sur 180 · Diog. La., VIII, 25. Cf. Arist., Metaph., A · texte numérisé non relu

Diog. La., VIII, 25. Cf. Arist., Metaph., A

place nécessaire à l'ordre général, et ne pouvait absolument en être éliminé ^ Cette théorie, assez voisine de celle du Timée pour avoir donné lieu à Timon de Phlionte d'accuser Platon de plagiat =*, devait peut-être elle-même son origine première au maître de Pythagore, Phérécyde, qui passait pour avoir fait du bien suprême l'attribut du premier générateur ^.

D'autres pythagoriciens professaient un pur panthéisme. Pour ceux-ci, comme pour les précédents, l'unité cessait d'être une abstraction numérique et devenait un principe fécond et vivant, pour tout dire, un Dieu. Mais perdu dans le monde, en tant qu'âme universelle *, ce Dieu, destitué de providence en même temps que de personnalité, animait l'univers sans le diriger. Il fallait que l'harmonie intervînt pour y maintenir l'ordre : l'harmonie, c'est-à-dire un arrangement factice, indépendant de tous rapports essentiels : par exemple, si telle âme, à tel moment de son existence, entrait dans tel corps et s'y fixait pour un temps, ce n'était point que sa nature éternelle le voulût ainsi : l'union passagère de ces deux substances différentes ne venait pas d'une affinité, mais d'une prédestination qui , elle-même , ne procédait point de

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