‹ Némésis et la jalousie des dieux [microform]Chapitre 12 sur 180 · Od., XI, 405 sqq., 488 sqq.; XXIV · texte numérisé non relu

Od., XI, 405 sqq., 488 sqq.; XXIV

perdre '■ . .ité, cette personnification de l'esprit d'imprudence et d'erreur, est sa fille, et c'est lui cpii la précipite du ciel sur la terre ^.

Quelque titre que le poëte lui donne, le Jupiter de Y Iliade n'est que le père d'Hercule et de Sarpédon : ce n'est pas le père des hommes. Sans doute, la justice lui demande des châtiments, et le destin, des rie^ueurs : mais lui est -il ^ défendu d'avoir pitié de ceux qu'il frappe ? / Si les passions savent l'émouvoir, en dépit de sa majesté; s'il daigne sourire à Vénus, s'il peut s'irriter contre Neptune, tant de scènes de carnage le trouveront- elles insensible? Son regard, qui pénètre partout, découvre nos folies en même temps qu'il voit nos malheurs : double ■ raison de nous plaindre. Mais il n'a de compas- ' sion que pour ses enfants et ses favoris : sa main, qui ne tressaille ni ne tremble, vide indifféremment sur nos tètes la tonne des biens et celle des maux. Quand, parce qu'il l'a voulu, pour satisfaire une rancune d'Achille ^, les Grecs tombent en foule sous les coups des Troyens, assis à l'écart, il regarde d'un œil sec, « et l'éclat

1. //., II, 6, 111-118; XII, 254 ; XV, ô94, l'I't ; XIX, 87, 137 ; XXII, 60.

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