‹ Némésis et la jalousie des dieux [microform]Chapitre 120 sur 180 · Aristot., Ethic. Nicomach · texte numérisé non relu

Aristot., Ethic. Nicomach

qui, du moins, tenait compte de tout : dualisme, d'ailleurs, purement subsidiaire^ chez la plupart à la doctrine panthéiste dont nous venons de parler. C'est ce que prouve leur théorie du pair et de l'impair, qu'ils opposaient l'un à l'autre dans leur liste de contraires, qu'ils se représentaient, à plus forte raison, comme distincts et incompatibles, à ne voir que notre monde, mais dont la réunion caractérisait néanmoins pour eux l'unité, désignée autrement dans leur langage pai- le nom s\ns^\\\\ev de nombre pair-irn pair, comme jouissant de la propriété, dans la suite d'additions d'où provient la série des nombres, de produire alternativement par son accession des nombres de ces deux espèces ^. Si l'on se rappelle que, pour les pythagoriciens, l'unité est Dieu ^, que le pair et l'impair sont associés dans leur double liste, l'un au bien, l'autre au mal, on reconnaît au fond de ce sophisme étrange la véritable réponse d'une partie, au moins, des pythagoriciens à la question de l'origine du mal: cette réponse est celle du panthéisme, d'un panthéisme savant et raffiné, que Ton croirait même, d'après certaines formules, emprunté à telle école de nos jours : témoin cette opinion pythagoricienne, rapportée par Aristote, que le

1. KttTà Tov ÔEÛTspov Àôyov. Eudor. ap. Simplic. ad Arist., Phtjsic, fol. 39 A (ap. Preller, n. 109).

2. Theoii Sniym., I, 5, pag. 3o (ap. Prc Ilsr, n. 103). Cf. riiilol. ap. Stol) , Ed., I, pag. 45G (a[i. Preller, ibid.).

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