‹ Némésis et la jalousie des dieux [microform]Chapitre 121 sur 180 · Eudor., loc. et · texte numérisé non relu

Eudor., loc. et

meilleur et le plus beau ne saui aient étie en Dieu, attendu que le germe ne peut avoir la perfection de l'être développé^. Ainsi le pvlliagorisme, si différent du matérialisme ionien, ne savait pas résoudre autrement que lui la question dont nous faisons l'iiisloiie : et peut-être sa conclusion sur ce point ne s'éloignail-elle pas sensiblement de celle d'Heraclite.

A le considérer maintenant comme une secte religieuse voisine de l'oiphisme, avec lequel il se confondit de bonne heure, le pythagorisme réclame encore de nous quelque attention. Trèsattachés aux pratiques du culte national, les pythagoriciens avaient cependant une théologie particulière qui se séparait, sur plusieurs articles, de l'anthiopomoiphisme traditionnel. On disait" que Pythagore, descendu aux enfers, avait vu Homère et Hésiode punis de divers supplices, pour avoir mal parlé des dieux ^. Le mythe de ' Prométhée, et les autres fables où des dieux jaloux de l'homme le poursuivaient de leur colère, ou se faisaient un jeu d'abuser son faible esprit, étaient cerlainemeni au nombre des blasphèmes reprochés à ces deux poètes : car, disait Philo-' laiis, « le mensonge et l'envie appartiennent à la « nature indéterminée , inintelligente et irrai- « sorinable^. » Selon la théologie orphique et-

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