Xenophan. Reliq., éd. Karsten, fragm. 13. — 3. Id., ib
4. id., fnigni.,^1, ô, 0. — 5. Id. fragm. 34.-6. Id.fragm. 7.
Ijie (jiie, si Painieuiide, son plus célèbre repiésenlant, ciut devoir payer Iribiit à l'erreur traditionnelle, an commencement du poème où il exposait sa doctrine, la crainte d'irriter l'intolérance de ses contemporains, plutôt que celle d'offenser les dieux, lui dicta celte précaution.
Un autre adversaire de l'anthropomorphisme^, un autre poète philosophe, qui paraît relever à la fois de plusieurs écoles, mais qui ne manque pas d'affinité avec celle d'Elé.e, si l'on s'en rapporte à l'analyse que renferme le livre des Philosophumena attribué à Origène, Empédocle, dans son préambule, place également son livre sous l'invocation des dieux : il les prie de veiller sur son langage, d'en écarter l'imprudence et l'impiété; il souhaite de ne pas se laisser emporter par le désir de la gloire à révéler ce que la religion ordonne de (aire. L'accent religieux qui se fait sentir dans ses paroles trahit l'influence du pytliagorisme, plutôt que celle de la doctrine d'Élée, Empédocle, en effet, tient à la fois d'Heraclite, de Parménide et de Pyihagore. Mais son système, pour résulter d'un alliage, n'en est pas moins, sur le point particulier de l'oiigine du mal, ce que l'antiquité grecque nous a laissé, je ne dirai pas, tant s'en faut, de plus satisfaisant, mais, assurément, de plus radical :