‹ Némésis et la jalousie des dieux [microform]Chapitre 126 sur 180 · Empedocl., éd. Mullach, v · texte numérisé non relu

Empedocl., éd. Mullach, v

coupables Imuvaienl après leur mort tlans une nouvelle exisleiîce, inférieure à celle qu'ils avaient quittée, le châtiment encouru par leur conduite : et la hiérarchie des êtres était ainsi l'image de celle que créent entre les âmes le méîile et la faute.

En résumé, si l'on néglige les rêveries ihéologiques que l'influence de l'orphisme mêla dans cel âge aux premières spéculations de la science, on reconnaît que le panthe'isme et le dualisme ont été alors appliqués à peu près seuls à résoudre le problème du mal. Par le panthéisme, doctrine commune de presque toutes les écoles grecques antérieures à Platon, la difficulté était écartée d'abord. Mais toute la nature retentit de plaintes qui attestent l'existence du mal ; il fallait compter avec ces murmures, paraître du moins les entendre, si l'on ne pouvait les apaiser. Alois on faisait appel au dualisme, c'est-àdiie qu'au lieu de satisfaire à la question proposée, on la convertissait en affirmation, et qu'à ceux qui demandaient d'oi^i vient le mal, on répondait : Le Mal existe. A côté de ces commodes solutions, l'optimisme se fait jour péniblement dans certaines propositions de Phérécyde, d'Heraclite, d'Ànaxagore, de Diogène d'Apollonie, et à travers le myslèie qui enveloppe encore pour nous l'école silencieuse de Pvthagore. Pour que le mal pût être expliqué, ou même pour qu'il fil

queslion, il fallait que la notion delà Providence eût pris dans la philosophie la place qui lui revient. Ce progrès ne fut accompli définitivement que par Socrate et son école.

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