‹ Némésis et la jalousie des dieux [microform]Chapitre 131 sur 180 · Soçoû Ttvoç ôri[;,io\jpyoù · texte numérisé non relu

Soçoû Ttvoç ôri[;,io\jpyoù

CHEZ SOCRATE ET SES SUCCESSEURS. 21b

d'un bienfaiteur ^, dont la prévoyance a tout combiné pour l'avantage des êtres qui doivent l'habiter^. La religion nationale enseignait que les dieux se plaisent à tromper les mortels : Socrate trouve cbez l'bomme une certaine confiance innée dans la protection divine, qui ne saurait, dit -il, être sans fondement. Voilà, certes, des dogmes nouveaux : et profiter de la liberté laissée par une religion plus poétique que philosophique pour l'améliorer ainsi, c'était moins l'amender que la renouveler de fond en comble.

C'est enfin dans la conversation avec Eutbydème^ que se révèle complètement et en termes exprès l'idée religieuse qui reste un des principaux titres de la gloire de Socrate. Dieu, selon le sage interlocuteur d'Eutbydème, agit par providence : et sa providence a pour principal mobile ce sentiment qu'Eschyle avait jadis prêté à Prométhée pour le distinguer des autres dieux, l'amour des hommes^. Ce mot fait révolution dans la marche des idées dont nous suivons l'histoire. Il contient une négation formelle de la doctrine ihéologique de la jalousie divine, que contredit d'ailleurs implicitement tout l'enseignement socratique. Que résulte-t-il en effet de

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