‹ Némésis et la jalousie des dieux [microform]Chapitre 132 sur 180 · t),av6pw7ria · texte numérisé non relu

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ce qui précède? Socrate n'admet pas que les dieux partagent les faiblesses et les passions des hommesj il ne reconnaît aucune volonté ou loi divine supérieure à ce que l'on nomme ici-bas justice (^t.W,!,ov); il croit le monde fait pour l'homme. En même temps il renouvelle la question du mal, ou plutôt, il la pose le premier, en faisant intervenir dans le gouvernement de l'univers un élément nouveau, une providence dirigée par la sagesse, la bonté et l'amour des créatures.

La question ainsi posée et déjà résolue, l'honneur d'y avoir satisfait par une théorie complète appartient à cet élève indépendant de Socrate, à ce grand métaphysicien, qui porta si haut et si loin le flambeau allumé par son maître pour éclairer le monde moral. Des auteurs qui nous sont parvenus, Platon est le premier qui ait nié en propres termes la jalousie des dieux. « La ja- « lousie est absente du chœur des dieux, » dit-il dans le Phèdre^. Mais ce qui doit avant tout être rappelé ici, c'est le passage fameux du Ti- Tnée ^ où Platon oppose nettement au préjugé

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