‹ Némésis et la jalousie des dieux [microform]Chapitre 134 sur 180 · Plat., PoZiWc, 2G · texte numérisé non relu

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faite, c'est ce que Platon ne crut pouvoir expliquer que par une nécessité extérieure au Démiurge lui-même. Parlant de ce principe, que Dieu est bon, voyant pourtant du mal ici-bas et voulant en rendre compte, il mit dans la matière une résistance, au lieu de se borner à mettre une règle dans l'intelligence du Créateur. Sans doute il faut faire dans ces mythes la part de l'allégorie : mais ailleurs, quittant le langage de la poésie pour celui de la métaphysique, Platon conclut de l'existence du bien à l'existence de son contraire ^. Par conséquent, si Dieu veut que le mal n'existe pas autant que possible ^, il n'est pas libre de l'empêcher d'être, il ne peut qu'en restreindre l'empire, et tourner au bien les éléments imparfaits dont dispose sa providence.

Par celte explication générale du mal, l'optimisme platonicien se dérobe à la difficulté de ramener au bien tous les maux particuliers dont nous nous plaignons. Un principe domine d'ailleurs toutes les réflexions que suggère à l'élève de Socrate la considération de nos misères :

« Dieu, étant bon, ne peut être principe d'aucun « mal ^. » Sa justice même est incapable de faire violence à sa bonté 4. Mais d'oia vient que les

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