‹ Némésis et la jalousie des dieux [microform]Chapitre 136 sur 180 · Theset., 192-195 D · texte numérisé non relu

Theset., 192-195 D

intelligibles, principe à la fois el de la connaissance et de la vie ^.

En ce qui concerne l'expiicalion populaire de l'existence du mal , Aristote est d'accord avec Platon. Il en voit clairement l'erreur et les funestes conséquences. De même que Platon ou Tauteur, quel qu'il soit, de XEpinomis ^ cherche à rassurer ceux des Grecs que le préjugé accrédité pourrait mettre en défiance contre les recherches astronomiques, Arislote, au début de sa Métaphysique ^ croit ne pouvoir justifier la philosophie qu'en éliminant la jalousie du nombre des attributs divins : « S'il faut en croire , » dit-il j ce les poètes, et que la divinité soit natuic rellement jalouse, c'est contre ces recherches « surtout que sa jalousie doit s'exercer, et le « malheur doit être la punition de tous les esprits « entreprenants. Mais la nature divine ne com- « porte pas la jalousie : comme dit le proverbe^ « les poètes mentent souvent^. » D'ailleurs, on sait combien la métaphysique d'Aristote diffère de celle de son maître : et si l'on se proposait de faire l'histoire complète de la question du mal dans l'antiquité , on aurait dès maintenant une théorie toute nouvelle à exposer. Mais comme nous ne cherchons ici que le complément de la solution socratique , nous nous bornerons à

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