Dionys. Halicarn., Antiq. Rom., UI
par son père justifié de la même façons Sans • doute on retrouve dans quelques-unes de ces folies une idée familière à la théologie primitive, celle qui avait donné naissance à la déesse Até; et l'on pourrait signaler dans le théâtre, souvent fort peu moral, d'Euripide, trois ou quatre passages dans lesquels l'autorité ou la volonté même des dieux est alléguée en faveur du crime, où la résistance aux passions est représentée comme une rébellion audacieuse contre leurs décrets*. Mais il serait trop rigoureux de charger la doctrine antique des conséquences extrêmes auxquelles l'incrédulité la poussait, avec l'intention secrète de la convaincre d'absurdité; et l'on trouverait difficilement dans la littérature grecque de la belle époque une expression de Tidée étrange que prétend lui emprunter Plutarque, ce même Plutarque, qui ailleurs^, à propos du discours prêté par Hérodote à Solon, accuse
1. Gaiusvel Caius ap. Stob., Floril., CVf, 22. — M. Eggerjugeque cet orateur vivait peut-être au temps de Libanius {Mémoires de littérature ancienne. PariSj Durand, 1862. Page 408, note).
2. V. Hercul. fur., w. i314 sqq. ; Hippolyt., v. 473 ; Troad., w. 948, 964. — Évidemment, ces maximes ne sont pas celles du poëte, et il a pris soin quelquefois de les réfuter lui-même (V. Hercul. fur., vv, 1340 sqq.). Proférées sur un théâtre, et données comme des conséquences de la religion populaire, elles n'en étaient pas moins trèsdangereuses : à tout le moins, devaient-elles être mises dans la bouche d'un personnage dont le caractère ne laissât aucun doute sur le dessein de l'auteur, comme est, par exemple, chez Aristophane, l'Injuste [Nub., w. 1080 sqq.). — On ne peut guère prendre au sérieux cet autre passage du même Aristophane où Jupiter est accusé de je ne sais quelle jalousie contre les hommes de bien {Plut.., v. 87).