‹ Némésis et la jalousie des dieux [microform]Chapitre 158 sur 180 · mà.fPyth,, \\l, 90 sqq. (voir plus Iiaut, pag · texte numérisé non relu

mà.fPyth,, \\l, 90 sqq. (voir plus Iiaut, pag

elle. Et telle paraît être encore la pensée de Platon, qui, par la bouche de Diolime, fait procéder les incantations et la magie des démons, êtres intermédiaires chargés de mettre les hommes en rapport avec la divinité ^. La magie ainsi entendue n'avait rien de contraire à la religion, puisqu'elle empruntait aux dieux mêmes tout son pouvoir, et ne portait atteinte à l'ordre établi par eux dans le monde qu'avec leur aveu et grâce à leur concours.

Il n'en était pas ainsi d'autres pratiques également propres à la magie, dont l'usage se répandit plus tard en Grèce : je veux parler des maléfices, placés plus spécialement sous le patronage des divinités infernales. L'opinion les réprouvait; la loi les punissait ^ : et Platon imite cette rigueur dans le plus réalisable de ses plans de législation ^. Ce genre de sorcellerie, partout flétri et condamné , n'avait donc rien de commun avec la religion. On racontait même que les sorcières ihessaliennes, dont le pouvoir mer-

1. Plat., Sympos., 203 A. Dans ce passage, la goëiie est assimilée complètement à la magie, contrairement à la distinction empruntée aux philosophes de l'école d'Alexandrie par Bonamy {Mémoire sur le rapport de la magie avec la théologie païenne, dans VHist. de l'Acad. des Inscript., tom. VU, pag. 23 sqq.). La conclusion de ce mémoire est aussi trop absolue : « Tout contribuait donc à faire regarder « la magie comme une extension du culte religieux. La magie n'avait « rien changé dans les idées que la théologie païenne donnait des « dieux; et l'une et l'autre se servaient des mêmes rites pour produire « les mêmes eifets. »

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