‹ Némésis et la jalousie des dieux [microform]Chapitre 164 sur 180 · Pausan., I · texte numérisé non relu

Pausan., I

3. Anthol. G7'., édit. de Bosch, lib. IV, tit. xii, epigg. 71, 72 et 12G Cf. kVi?,0Q.,Epist. ad S. Paulin., y. b2 sqq. Le même Ausone a traduit la dernière des épigrammes auxquelles nous renvoj'ons (XIX, éd. Burdigai., 1575).

4. Voici, en résumé, ses objections {AbhandL, pag. 62) : 1° L'usage

mot; enfin la découverte de fragments sculptés, probablement originaires de la statue décrite par Pausanias, laquelle avait dix coudées de haut, suivant Hésychius^, fournit une nouvelle objection qui a aussi sa force: c'est que la statue de Rhamnunte était en marbre pentélique et non en marbre de Paros ^.

En réduisant à sa valeur le conte de Pausanias, on n'a pas résolu, tant s'en faut, toutes les questions auxquelles a donné lieu cette Némésis de Rhamnunte, certainement plus fameuse en

d'élever des trophées était probablement étranger aux Perses : il ne paraît pas que l'histoire leur attribue aucun monument de ce genre. 2" On ne voit pas que les Perses aient eu du goût pour les ouvrages de marbre. 3° L'Attiqûe fournissait du marbre en abondance, et il n'est pas vraisemblable que les Perses fussent dès lors des connaisseurs assez délicats pour apprécier la supériorité de celui de Paros. 4° On peut douter que Paros fournît des blocs hauts de dix coudées ; toutes les statues où se reconnaît le marbre propre aux carrières de cette île sont ou petites ou faites de plusieurs morceaux, comme le groupe de Laocoon. qui est formé de cinq pièces. 5° Enfin, rien n'est plus naturel que l'invention d'une telle anecdote. — En se rangeant à l'opinion de Zoega, on peut ne pas trouver également valables tous les arguments dont il l'appuie. Par exemple, à sa première objection, on peut opposer le témoignage d'Hérodote, qui fait mention de deux colonnes commémoratives érigées par Darius (IV, 87) ; car ni Pausanias ni les auteurs des épigtammes ne disent que le trophée projeté dût être exactement conforme à ceux que les Grecs avaient coutume d'élever. Hérodote ajoute que ces colonnes étaient de marbre blanc ; car c'est ce que signifie ici l'expression Xi'Boç lsvy.6ç, le mot ).(8o; paraissant être le seul employé chez les anciens auteurs grecs pour désigner le marbre ; et justement Pausanias (I, 33, 2) appelle Xtôov Ilàpiov le bloc apporté, selon lui, par les Perses. Le dernier argument de Zoega n'a donc pas plus de valeur que le premier; mais les trois autres subsistent, et la conclusion aussi,

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