‹ Némésis et la jalousie des dieux [microform]Chapitre 165 sur 180 · Antiq. inéd. de VAtUque, trad. Hittorfj chap. VI · texte numérisé non relu

Antiq. inéd. de VAtUque, trad. Hittorfj chap. VI

Allemagne depuis Herder qu'elle ne l'était à Athènes au temps d'Eschyle. D'abord, quel en était l'auteur? Strabon dit que les uns nommaient Diodote, d'autres Agoracrite de Paros ^ Selon Suidas, ouvrage de Phidias lui-même, elle avait été signée par lui du nom d'Agoracrite, qu'il aimait ^. Si le nom d'Agoracrite était réellement gravé sur cette statue, on ne s'explique guère comment elle pouvait être attribuée par quelques-uns à Diodote, ainsi que le rapporte Strabon. Quant à Phidias, Pline l'Ancien nous apprend qu'il avait mis en effet le nom d'Agoracrite à plusieurs de ses propres ouvrages^; et, en réunissant les témoignages que nous fournit l'antiquité, nous trouvons presque partout la Némésis de Rhamnunte donnée pour Toeuvre ou de Phidias 'i ou d'Agoracrite^.

Supposons vraie, pour un instant, cette dernière attribution. On conçoit que plusieurs crussent reconnaître la main du maître dans le chef-d'œuvre dû au génie de son élève chéri : et les gens de Rhamnunte, qui n'étaient point des sots, comme le prouve l'emploi figuré qu'on faisait de leur nom^, ne manquaient pas sans

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