Plin., loc. cit. Cf. Strab., loc. cit
6. Suid., voc; 'PajAvouata NsEAsai; ( >,£y£Tat ôè xaV 7tapoi[Jiîa, 'Papou-
doute de faire sonner bien haut ce nom de Phidias, plus propre que celui d'Agoracrite à détourner vers leur petite bourgade les pas et l'argent des curieux. D'un autre côté, quand on voit Strabon égaler la Némésis de Rhamnunte aux plus admirables ouvrages de Phidias % quand on lit dans Pline que Varron la regardait comme la plus belle des statues 2, comment s'empêcher de penser aussitôt au plus grand des sculpteurs ?
Le plus sage est sans doute de se résigner à l'ignorance sur un point qu'il est aujourd'hui si difficile d'éclaircir. Disons plus : dans l'antiquité même, la Némésis de Rhamnunte ne pouvait être attribuée à Phidias que par conjecture. S'il n'est pas sûr qu'elle portât inscrit, comme le veut Suidas, le nom d'Agoracrite, il est à peu près certain, vu l'accord presque unanime des textes, qu'elle avait été donnée à l'origine pour un ouvrage de ce sculpteur; qu'il s'en était dit Tauleur, sans que personne se prétendît frustré ; qu'enfin il en avait disposé sans contestation, comme un propriétaire fait de son bien : et c'est ce que confirme la plus probable des traditions lépandues dans l'antiquité au sujet de ce marbre fameux. On disait que, les Athéniens ayant
o-ioc £7d Twv (Toçûv xoX ÈWvoyiiJLtov). Ce proverbe était d'ailleurs postérieur à l'époque de Torateur Antiplion, selon le même Suidas (voc. 'Paavoûç).