Dans Zocga^ Abhandlungen, pag
ploi. Placée dans le sanctuaire de Némésis, elle prit le nom de la déesse qu'elle était censée représenter. Une telle substitution eût été impossible sans doute dans cette période déjà avancée de l'histoire de l'art, dont les monuments nous montrent Némésis en possession d'attributs consacrés : elle était possible au temps de Phidias, quand Némésis n'était connue des yeux que par le type mal dégrossi dont on croit avoir une épreuve dans la statue, d'ailleurs peu reconnaissable, du petit temple de Rhamnunte.
Grâce au récit de Pline, il devient plus aisé d'expliquer la singularité des attributs qui distinguaient la statue de Rhamnpnte, et la faisaient ressembler à une Vénus plutôt qu'à une Némésis : « La déesse, » dit Pausanias, « a sur la « tête une couronne avec des cerfs et de petites « statues de la Victoire; dans l'une de ses mains « est une branche de pommier, dans l'autre une « coupe : des Éthiopiens sont représentés sur « la coupe '. » Il est difficile de saisir le sens de ce dernier emblème qui embarrassait déjà Pausanias^. Mais le diadème n'est pas autre chose