Od.,xm
?.. Ocl., IX, 275; Hymn. Homer. ApolL, v. 278.
'i. Homer.. !l., XXII, 15 sqq. Cf. Plat., Republ., 391 A.
sans qu'aucun élan de ferveur rapproche des objets de leur culte ces âmes humiliées et ployées par la crainte.
La résignation aux volontés des dieux.a, chez Homère, un caractère analogue qui permet de la rapporter au même principe. C'était un tyran qu'on adorait dans la divinité : c'était ce tyran dont on subissait sans murmurer les décrets.
Bien différente de la résignation du chrétien, toujours mêlée d'espérance, de cette soumission respectueuse et tendre qui bénit une promesse dans l'épreuve, et entrevoit le pardon derrière le châtiment, la résignation, dans la religion homérique, n'est que l'aveu d'impuissance de la liberté vaincue dans une lutte inégale. « Fils de Poly- « therse, homme aux propos railleurs, cesse de ce proférer follement d'orgueilleuses paroles; rt laisse maintenant parler les dieux, car ils ce sont les plus forts ^. » Ainsi parle Philœtius à Ctésippe en le tuant : ainsi la Nécessité parle au malheureux qu'elle accable. Les dieux ne demandent à la victime de leur haine ou de leur courroux aucune vertu , aucun sacrifice de sa volonté , aucun hommage intérieur à la sainteté des desseins auxquels elle est immolée : ils lui permettent de les haïr pourvu qu'elle fléchisse sous le joug qui l'opprime, qu'elle subisse ce qu'ils lui envoient, ou les présents qu'ils