‹ Némésis et la jalousie des dieux [microform]Chapitre 23 sur 180 · Iliad., XIV, 80 ; Od., I, 350 et pass · texte numérisé non relu

Iliad., XIV, 80 ; Od., I, 350 et pass

4. Alowç {Tliad., XIII, 121; Od., II, 64; Hcsiod., 0pp. H iMf.,

Grecs, était en luëiiie temps la base de leur morale. Pour eux, manquer à une obligation, c'était francliir une limite, c'était entreprendre sur un domaine interdit. Dans un coupable, ils voyaient avant tout un téméraire; dans une faute, lui excès: et c'est, au fond, cet excès, inhérent à la transgression des lois morales comme aux attentats contre l'ordre général du monde, que réprouvait partout ce sentiment accusateur appelé par eux d'un nom qui semble être celui de la justice dislributive, mais qui ne désignait en réalité dans l'usage que la désapprobation, ou, pour plus d'exactitude, l'assentiment, plus ou moins passionné, de la conscience à la loi de partage, en présence des excès qui y contreviennent.

Telle est encore , sans aucun caractèi'e spécial, la némésis que les dieux d'Homère et d'Hésiode ressentent contre autrui et redoutent pour eux-mêmes ', à la façon des mortels. Leur conscience en prononce les jugements dans les mêmes cas que celle de l'homme ^, c'est-à-dire contre tout manquement au dcA^oir, et, plus généralement, contre tout ce qui mérite désapprobation, en tant que participant de la nature de l'excès. D'ailleurs, de même que la désapprobation marquée par le mot néinésis s'allie quel

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