Honi., Ilïud., XXIV
:!. HoiTi., macL, IV, ôC7; V, t-;7'.>.;" A m, l'.li^; \\\\, If).
qiiefois dans l'âme humaine au ressentiment personnel, de même, dans Hésiode, la némésis divine semble tomber particulièrement sur les actes d'impiété comme sur l'omission des rites prescrits par la religion ^ . Quant à la mission de punir, elle semble réservée alors, indépendamment de l'action personnelle des dieux, à d'autres agents providentiels, ceux que les Grecs appelaient Opis et Dicé : ou, du moins, il est douteux qu'on attribuât dès lors à la némésis des dieux cette efficacité nécessaire et immédiate par laquelle on la caractérisa dans la suite.
Cependant les héros d'Homère la redoutent déjà : et c'est à cette crainte que parait devoir être reporté l'honneur de certains scrupules, bien délicats pour le temps, que ni le sentiment de réc[uité, au degré où il était alors développé, ni la peur de la justice divine proprement dite, ne suffisait à leur inspirer. Un ou deux exemples, auxquels ce qui précède pourrait fournir des pendants, termineront ce qui concerne la némésis abstraite de ce premier âge, en donnant une idée de la morale dont la garde lui était spécialement confiée .
Le droit de la guerre est certes aussi étendu alors qu'il a jamais pu l'être : et, sauf le respect des traités, qui n'est que le respect des ser-