‹ Némésis et la jalousie des dieux [microform]Chapitre 27 sur 180 · Hesiod., Theog., v · texte numérisé non relu

Hesiod., Theog., v

2. Par exemple, à M. Walz {De Nemesi Greecorum, p. 4), et, selon Manso {Verm.Abhandl.,T^. 177, note o), à Hermann (Myth., 11, pag. 18).

Ces textes écartés, parmi les témoignages relatifs à la personnification de Némésis, nous n'en trouvons que deux qui se rapportent à la première époque. Quoique tenus pour authentiques, ils ne paraissent pas plus décisifs que les précédents. Dans les Travaux et les Jours d'Hésiode, Némésis et l'Honneur (ou la Pudeur^), chassés de la terre par les crimes des hommes, s'enveloppent de leurs voiles blancs et remontent au séjour des dieux. Évidemment cette Némésis ne peut être que la némésis humaine ; c'est le sentiment moral dont il a été question plus haut : il ne s'agit nullement ici d'une divinité vengeresse, mais d'une simple personnification poétique, dont la matière est empruntée immédiatement au cœur de l'homme. Au contraire, dans les Chants cypriens, poëme qui faisait partie du ' Cycle épique , la Némésis qui s'unissait à Jupiter pour donner le jour à Hélène, par une fiction transparente dont la tradition s'est conservée dans toute l'antiquité ^, est incontestablement

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